Kinshasa, 24 octobre 2026 (ACP).- Le chef d’état-major des forces armées iraniennes a affirmé samedi que les navires militaires américains ne seraient autorisés à pénétrer « en aucune circonstance » dans les eaux du Golfe, dans le contexte du conflit entre Washington et Téhéran, ont informé les médias internationaux.
« Nous n’autoriserons en aucune circonstance et à aucun moment la présence de navires militaires américains dans le Golfe », a déclaré Ali Abdollahi, chef d’état-major des Forces armées iraniennes.
« Le président américain doit rêver de voir à nouveau ses forces armées pénétrer dans le golfe Persique », a ajouté M. Abdollahi.
L’officier iranien a fait cette déclaration après que les États-Unis et Israël ont multiplié, ces derniers jours, les menaces de frappes contre la République islamique.
Dans la nuit de vendredi à samedi, deux pétroliers ont pris feu après avoir percuté une mine dans le détroit d’Ormuz, ont annoncé les Gardiens de la révolution iraniens dans un communiqué.
L’Iran revendique le contrôle de cette voie maritime stratégique, par laquelle transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant le déclenchement, fin février, de la guerre provoquée par des frappes israélo-américaines contre Téhéran.
En réaction, Washington impose un blocus des ports iraniens, tandis que les négociations entre les deux pays sont dans l’impasse. Depuis le verrouillage du détroit par les forces iraniennes, de nombreux navires cherchent à le franchir sans l’autorisation de Téhéran, en longeant les côtes omanaises.
Alors que les pétroliers étaient de plus en plus nombreux à emprunter cette voie pour sortir du Golfe sous escorte américaine, les attaques ont repris avec force ces derniers jours. Selon des analystes, la République islamique chercherait ainsi à démontrer que sa capacité à perturber le trafic maritime reste intacte.
Vendredi, l’émissaire américain Tom Barrack avait déclaré que les États-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce week-end, tout en ajoutant que le président américain, Donald Trump, était « ouvert à un accord » avec Téhéran, rappelle-t-on. ACP/

