Kinshasa, 1er novembre 2026(ACP).- Une éventuelle reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis pourrait entraîner une guerre plus longue que la précédente, a averti dimanche le porte-parole de l’armée iranienne, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump, ont rapporté les médias internationaux.
« Une nouvelle guerre pourrait être plus longue que la précédente, et le président américain ne serait pas en mesure de dicter ni le moment, ni les conditions de l’arrêt des hostilités », a déclaré Mohammad Akraminia, porte-parole de l’armée iranienne.
Donald Trump a indiqué samedi dernier que les États-Unis avaient anéanti une grande partie de capacités nucléaires iraniennes, mais qu’ils devaient encore « s’occuper » d’un ou deux sites.
Par ailleurs, les Émirats arabes unis espèrent que les efforts diplomatiques en cours vont permettre d’éviter la reprise des hostilités entre Téhéran et Washington, tout en se disant prêts au «pire».
« Nous espérons une percée diplomatique, car il n’est pas dans l’intérêt de la région (…) de connaître un nouveau cycle de confrontation. Mais comme nous l’avons déjà montré par le passé, nous sommes également prêts à faire face au pire », a déclaré le conseiller diplomatique du président émirati Anwar Gargash.
En outre, des discussions sont en cours entre l’Iran et les médiateurs dans le conflit, notamment le Qatar : après la venue cette semaine à Téhéran d’une délégation de l’émirat, l’Iran a dépêché des émissaires dans le pays du Golfe pour poursuivre les consultations.
« Les États-Unis ne laisseront pas l’Iran « prendre la région et l’économie mondiale en otage », a insisté un haut responsable américain présent à Manama. « La main des négociations a été tendue et ces canaux de communication sont restés ouverts et actifs. En même temps, nous sommes prêts aussi à prendre une autre direction », a déclaré Donald Blome, secrétaire d’État adjoint américain chargé des affaires du Proche-Orient.
Il sied de noter que la guerre avait été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.
Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été et les négociations ont depuis échoué à mettre fin durablement à la guerre. ACP/

