Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- Le président de la Banque africaine de développement (BAD) a dénoncé à Abidjan l’inadéquation dans les mécanismes de financements destiné à réduire le déficit en Afrique, ont rapporté les médias internationaux.
«L’inadéquation des mécanismes actuels de financement du développement en Afrique, malgré un potentiel estimé à 4 000 milliards de dollars d’épargne à moyen et long terme sur le continent», a déclaré Sidi Ould Tah, président de la BAD.
Par ailleurs, le Groupe de la Banque Africaine de développement a lancé une nouvelle architecture financière estimé à de 400 milliards de dollars par an pour le développement (NAFAD), destinée à réduire le déficit de financement du continent.
Les participants ont adopté un « Consensus d’Abidjan » en 11 points, fixant une feuille de route pour lever les obstacles structurels à la mobilisation des ressources et orienter les importantes épargnes africaines vers des investissements productifs.
Les pourparlers, organisé sous le patronage du président ivoirien Alassane Ouattara et ouvert par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, a réuni un large éventail d’acteurs financiers africains autour de neuf groupes de travail chargés de proposer des instruments et mécanismes concrets.
En outre, les participants ont également convenu d’assurer un suivi régulier à travers une coordination continue et des évaluations annuelles afin de maintenir la dynamique des réformes.
De son côté, le présenté par le ministre ivoirien de la Planification et du Développement Souleymane Diarrassouba a salué le Consensus d’Abidjan, marquant une étape clé vers la refonte du système financier africain, en vue de mieux mobiliser et déployer les capitaux au service du développement du continent. ACP/ODM

