Les drapeaux de deux pays
Kinshasa, 27 avril 2026 (ACP).- La Chine et la Birmanie se sont engagées dimanche à renforcer leurs relations commerciales et sécuritaires, en particulier le long de leur frontière, pour protéger la souveraineté nationale et la sécurité de deux pays, ont écrit les médias internationaux.
« Pékin et Naypyidaw se sont engagées à renforcer leurs relations commerciales et sécuritaires. La chine va soutenir fermement la Birmanie dans ses efforts pour protéger sa souveraineté nationale et sa sécurité », a déclaré Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères.
«Comme cette année marque la première année du mandat du nouveau gouvernement de Birmanie, les deux parties devraient saisir cette occasion pour perpétuer et promouvoir leur amitié traditionnelle», a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi boucle en Birmanie une tournée en Asie du Sud-Est qui l’a également conduit au Cambodge et en Thaïlande. Son but est de renforcer les liens avec ces pays face aux «risques» et présenter Pékin comme un partenaire fiable face à l’imprévisibilité du président américain Donald Trump et de ses droits de douane.
L’armée a repris les rênes de la Birmanie
Min Aung Hlaing a prêté serment en tant que président début avril, poursuivant son règne depuis un poste civil après s’être emparé du pouvoir en tant que chef de la junte, lors d’un coup d’État militaire qui a déclenché la guerre civile en cours.
Après cinq années de régime autoritaire, sa junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie.
Le scrutin n’a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires, qui l’ont porté à la présidence.
Au cours de l’année écoulée, plusieurs signes indiquent que l’armée a repris les rênes du pays, avec une série de victoires modestes, dues en grande partie aux trêves soutenues par la Chine avec des rebelles issus de minorités ethniques le long de leur frontière commune.
Depuis son accession à la présidence, Min Aung Hlaing a appelé les groupes combattant l’armée à participer à des négociations de paix avant une échéance fixée à la fin juillet.
De son côté, le ministre birman des Affaires étrangères, Tin Maung Swe, a également appelé à des efforts conjoints pour «renforcer la coopération» dans les domaines de l’électricité, du pétrole et du gaz, pour développer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux, et pour «approfondir la collaboration en matière de sécurité» afin de maintenir la stabilité le long de leur frontière.
ACP/C.L.

