La Chine s’oppose «fermement» aux sanctions américaines sur le pétrole russe (porte-parole de la diplomatie)

Kinshasa, 15 juillet 2026(ACP).- Le porte-parole de la diplomatie  chinoise a affirmé mercredi que Pékin est fermement opposé à un projet de loi américain établissant des sanctions pour les acheteurs de pétrole russe, proposé par des sénateurs américains et désormais soutenu par le président Donald Trump, ont écrit les médias internationaux.

« La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise.

« Pékin prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de ses citoyens », a-t-il ajouté.

Selon les sources, la Chine, l’un des plus importants acheteurs de pétrole russe, a accusé les Etats Unis de pratiquer une politique de « deux poids, deux mesures » et d’user de « coercition ».

En effet, ce projet de loi américain a été lancé par le sénateur républicain Lindsey Graham, subitement décédé le 11 juillet dernier.

Une fois  adoptée, il donnerait à Donald Trump le pouvoir d’imposer des droits de douane et des sanctions aux pays qui continuent d’acheter des hydrocarbures russes, source de revenus cruciale pour Moscou.

Cependant, l’adoption rapide du projet de loi n’est pas garantie, tandis que le déblocage de la part de l’exécutif lève un obstacle politique majeur au vote du texte par les parlementaires des deux camps, qui ont déjà exprimé un soutien bipartisan.

Néanmoins, une proposition antérieure prévoyait des droits de douane américains pouvant atteindre 500% sur les importations en provenance des pays achetant du pétrole, du gaz, de l’uranium et d’autres produits russes.

Par ailleurs, quatre élus républicains et démocrates au Sénat ont annoncé vendredi dernier avoir reçu l’accord de la Maison Blanche pour faire progresser au Congrès ces nouvelles sanctions, jusque-là bloquées par le président américain, et indiqué que la version actualisée du texte sera dévoilée prochainement.

Ce développement intervient alors que Donald Trump apparaît de plus en plus « frustré » par « l’incapacité » de Moscou à négocier une fin à la guerre en Ukraine, qui a commencé avec l’invasion du pays par la Russie en 2022.

Une exception a été prévue pour le Japon et les pays européens, dont la France, qui continuent pourtant à importer des quantités importantes de gaz russe avant un arrêt définitif prévu fin 2027, rappelle-t-on.

ACP/

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