La Confédération des États du Sahel s’engage pour la reconquête de sa souveraineté

Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- La Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) s’est engagée mardi pour la reconquête d’une ligne souverainiste des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont écrit les médias internationaux.

«Nous sommes engagés pour la reconquête de notre souveraineté politique, économique, sécuritaire et culturelle. Le combat mené au Sahel n’est pas une aumône de souveraineté, mais une conquête», a déclaré Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES).

Il a dénoncé les « injonctions extérieures » en matière de gouvernance, avant de saluer le soutien de certains États de la région, évoqué notamment le rôle du Togo dans la continuité des échanges et l’accès à des équipements de défense.

Le responsable burkinabè a également remis en cause la méthodologie de certaines organisations de défense des droits humains, accusées de produire des rapports « sur la base de coups de téléphone » sans vérification contradictoire.

 Il a également critiqué l’usage de terminologies jugées ambiguës pour désigner des groupes jihadistes, tout en dénonçant des accusations visant les forces de défense et de sécurité.

En outre, Il a évoqué l’existence supposée de « plans stratégiques d’assassinat » visant des dirigeants de la région, sans fournir d’éléments publics à l’appui.

Par ailleurs, a défendu le bilan du Burkina Faso depuis 2022 sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que celui des pays de l’AES, mettant en avant des mesures sociales, sanitaires et agricoles, ainsi que des efforts de mobilisation nationale face à l’insécurité.

Il a notamment cité la mobilisation de 541,2 milliards de francs CFA par la population, la suppression de certaines cautions médicales, le déploiement de cliniques mobiles, la mise en place d’une assurance maladie à faible coût, ainsi que des investissements dans la mécanisation agricole et le soutien aux producteurs.

M. Bazié a également insisté sur le renforcement des capacités sécuritaires nationales et la volonté des pays de l’AES de diversifier leurs partenariats militaires afin de renforcer leur autonomie stratégique, Critiquant les appels à un retour rapide à un ordre constitutionnel classique.

Il a dénoncé une « démocratie importée » qui ne correspondrait pas, selon lui, aux réalités locales.

ACP/ODM

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