La France évalue l’impact de la guerre au Moyen–Orient à 6 milliards d’euro

Kinshasa, 21 avril 2026(ACP).- Le ministre français l’économie a affirmé mardi que l’impact de la guerre au moyen orient estimé entre 4 à 6 milliards d’euro à ce stade ou le gouvernement devrait annoncer des mesures d’économies supplémentaires, ont rapporté les internationaux.

«L’impact potentiel de la guerre au Moyen-Orient entre 4 et 6 milliards d’euros. La guerre au Moyen-Orient a entrainé une hausse des taux d’intérêt et donc de la charge de la dette, pour un coût actuellement autour de 3,6 milliards d’euros», a déclaré Roland Lescure ministre français l’économie.

Selon les mêmes sources, au total, en prenant en compte aussi l’impact de l’inflation sur les allégements de cotisations sociales et les dépenses indexées prises en charge par l’État, ou encore les dépenses liées aux armées, « le coût total de cette crise pourrait donc représenter au moins 6 milliards d’euros, à date », a détaillé Sébastien Lecornu dans son courrier aux ministres.

De son côté, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a d’ores et déjà demandé à son gouvernement de mettre en œuvre des mesures d’économies.

En outre, le comité d’alerte des finances publiques de la France s’était réuni à Bercy autour de plusieurs ministres, dont celui de l’Économie, Roland Lescure, et des Comptes publics, David Amiel. Le principe de cette réunion est que plusieurs ministres, dont celui de l’Économie, mettent autour de la table des parlementaires et des syndicats pour « dresser un état des lieux sur la situation des comptes publics » et « alerter sur les risques de dérapage ».   

Malgré la crise, le gouvernement cherche toujours à réduire le déficit public, pour le faire tomber à 5% du PIB en 2026.

De quoi sans doute faire réagir les députés qui étaient présents, Jean-Philippe Tanguy pour le Rassemblement national, à l’extrême droite, et Philippe Brun, chez les socialistes, à gauche.

De son côté, le président de la Commission des Finances, Eric Coquerel, demande d’ailleurs une taxe sur les profits des compagnies pétrolières, notamment Total. Mais les députés n’auront pas voix au chapitre, Bercy écarte tout débat sur une loi budgétaire rectificative. ACP/ODM

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