Kinshasa, 20 mars 2026 (ACP).- La Turquie a démenti jeudi toute présence militaire sur une base aérienne syrienne visée par Israël, promettant de défendre et de protéger la souveraineté de Damas, sans toutefois envisager de riposte, ont rapporté les médias internationaux.
« Nous affirmons qu’il n’y avait aucune délégation militaire turque sur la base aérienne d’Abou Al-Douhour avant ou pendant l’attaque menée par Israël contre cette base en Syrie », a déclaré un responsable du ministère de la défense turc.
De son côté, le directeur de la communication de la présidence, Burhanettin Duran a indiqué que le pays est suffisamment expérimenté pour ne pas tomber dans le piège de personnages comme Benjamin Nétanyahou, qui visent à saper la paix et la stabilité dans notre région.
Par ailleurs, M.Duran a dénoncé les « calculs politiques » du premier ministre israélien Nétanhyahou.
« Ce dernier, en accusant la Turquie, s’accroche à cette position irrationnelle en raison des élections à venir, des tensions politiques internes et des craintes. Il perçoit l’hostilité envers la Turquie comme une bouée de sauvetage politique », a dit Burhanettin Duran.
Pour sa part, le conseiller de presse du ministère de la Défense contre-amiral Zeki Akturk a dénoncé également les frappes israéliennes qui visent à attenter à la stabilité, à la sécurité, à l’unité et à l’intégrité de la Syrie.
« Dans ce contexte, nous poursuivrons résolument nos efforts pour protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie », a prévenu Zeki Akturk.
Avec cette attaque, condamnée par les États-Unis, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s’est prévalu d’avoir « clairement » signifié à la Turquie qu’elle ne devait pas installer de base en Syrie.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ONG basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, une délégation militaire turque s’est récemment rendue à l’aéroport « dans le cadre des efforts en cours visant à le remettre en service ».
En frappant une base aérienne dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, fortement endommagée durant la guerre et restée hors service depuis 2012, Israël a estimé que le déploiement de troupes turques constitue une « menace ».
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