Kinshasa, 3 aout 2026 (ACP/IRNA).- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l’accord signé avec le sultanat d’Oman n’implique pas l’ouverture du détroit d’Ormuz, plutôt l’instauration d’une nouvelle voie de transit maritime, a rapporté l’Agence iranienne de presse.
« L’accord signé entre l’Iran et le sultanat d’Oman n’implique pas l’ouverture du détroit d’Ormuz. Cette entente concernant une nouvelle voie de transit maritime, ne constitue qu’une condition nécessaire à l’organisation du trafic maritime », a déclaré Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
«Cet arrangement technique ne constitue qu’une condition nécessaire, mais aucunement suffisante, pour modifier le statut actuel du passage maritime, toujours dicté par les mesures hostiles américaines», a-t-il ajouté.
Selon lui, la fermeture du Détroit d’Ormuz ne fut pas le fait d’Oman, mais la conséquence directe du parjure américain, du blocus maritime imposé à l’Iran et de la série de mesures hostiles menées par les États-Unis contre la République islamique. Le rétablissement de la navigation dans le détroit relève donc d’une équation fondamentalement différente.
« La nouvelle carte du trafic dans le détroit d’Ormuz a été élaborée par les services compétents en Iran. Ces cartes ont été communiquées à la partie omanaise. Il s’agit d’un travail technique réalisé en étroite collaboration avec des institutions spécialisées et compétentes. Ce fut donc un travail collectif et conjoint du ministère des Affaires étrangères, responsable des négociations. », a précisé le haut diplomate iranien.
Il a rappelé que la diplomatie iranienne a été très active durant ces cinq derniers mois. De même que les défenseurs militaires et soldats.
« Nous utilisons la diplomatie pour avertir, mettre en garde et expliquer. Durant ces 24 heures, de nombreux appels ont été passés, y compris de la part de pays alliés du camp d’en face, comme la Bulgarie, le Royaume-Uni et l’Ukraine. Ces appels faisaient suite à la publication d’informations selon lesquelles leurs bases étaient mises à la disposition des États-Unis, et nous avons émis les avertissements nécessaires. Ils ont appelé pour souligner qu’ils ne joueraient aucun rôle dans la guerre contre l’Iran. », a dit Esmaeil Baghaei.
Il a souligné que la défense des intérêts nationaux, en particulier face à des parties qui commettent directement des actes d’agression contre un État ou qui se rendent complices de l’agresseur, est à la fois le droit et la responsabilité impérieuse de tout gouvernement. Ce principe est ancré dans le droit international.
« La résolution des Nations Unies définissant l’agression établit clairement que le fait de mettre des bases, des infrastructures militaires ou un soutien logistique à la disposition des parties agressives place, de facto, l’État concerné au rang d’agresseur. Dans de telles circonstances, le pays victime de l’agression est fondé à recourir à son droit inhérent à la légitime défense pour protéger sa sécurité et ses intérêts nationaux», a-t-il conclu.
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