Kinshasa, 18 février 2026 (ACP/MAP).- L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU a prôné, à Genève le dialogue comme instrument principal pour renforcer la paix et la sécurité internationales, exprimant l’attachement de son pays au multilatéralisme, a rapporté mercredi l’Agence de presse marocaine.
« Le dialogue doit demeurer notre instrument principal. Nous sommes pleinement déterminés à renforcer à la fois la Conférence elle-même et sa contribution essentielle à la paix et à la sécurité internationales », a déclaré Omar Zniber, ambassadeur représentant le Maroc à l’ONU.
Il s’est dit « fermement convaincu que la flexibilité, l’engagement constructif et une volonté politique sincère constituent des conditions indispensables pour permettre à cette Conférence de s’acquitter efficacement de son mandat ».
L’ambassadeur marocain a, lors de la première séance plénière de la Conférence du Désarmement sous la présidence de son pays, affirmé que « Dans un environnement international en mutation rapide, seul un esprit de compromis et de responsabilité partagée nous permettra d’avancer collectivement ».
Par ailleurs, il a assuré que le Maroc, guidé par les principes de modération, d’ouverture et d’inclusivité, se tient prêt à soutenir toutes les initiatives visant à forger un consensus entre les États membres.
Le diplomate a également promis d’appuyer toute initiative visant à revitaliser les travaux de cette Conférence et à restaurer sa capacité à produire des résultats concrets, jugeant insoutenable la situation de paralysie dont se trouve cette institution, a ajouté la source.
« Une instance créée pour négocier ne peut durablement se limiter à débattre », a – t – il dit, avant de mettre en garde contre une dégradation de l’environnement stratégique, avec une modernisation des arsenaux nucléaires, une évolution des doctrines vers davantage d’ambiguïté et de risque, une fragilisation des mécanismes de maîtrise des armements. Autant de défis qui, selon lui, font que « le risque nucléaire, que nous pensions contenu, réapparaît comme une réalité stratégique ».
« Cette dynamique inquiétante affaiblit la confiance, alimente la compétition et réduit l’espace du dialogue. Le désarmement nucléaire doit rester la priorité absolue. Tant que des armes nucléaires existent, le risque de leur emploi subsiste. Leur élimination totale, irréversible et vérifiable demeure l’unique garantie contre cette menace existentielle », a conclu le diplomate marocain. ACP/C.L.

