Le président égyptien appelle à un accord pour résoudre la crise iranienne

Kinshasa, 20 septembre  (ACP).-Le président égyptien a appelé dimanche à la conclusion d’un accord permettant de résoudre la crise iranienne et de rétablir la stabilité régionale, lors de la visite au Caire du directeur de Central Intelligence Agency (CIA) John Ratcliffe, ont écrit les médias internationaux.

« L’Egypte exprime son plein soutien aux efforts visant à parvenir à un accord global permettant de résoudre la crise iranienne, contribuant ainsi au rétablissement de la sécurité et de la stabilité régionales et garantissant la liberté de la navigation internationale », a déclaré Abdel Fattah al-Sissi, président égyptien.

« Nous réaffirmons également le rejet de toute atteinte à la sécurité et à la souveraineté des États arabes, tout en soulignant la nécessité de résoudre les crises régionales par la voie diplomatique et de s’attaquer à leurs causes profondes », a-t-il ajouté.

Il sied de rappeler que les tensions régionales se sont intensifiées après les attaques lancées en février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, auxquelles Téhéran a répondu par des frappes contre des pays de la région abritant des installations militaires américaines. L’Iran avait également fermé le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies maritimes mondiales pour le transport de pétrole et de gaz.

Washington et Téhéran sont parvenus en juin à un accord visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation. Cet accord a toutefois été fragilisé par des divergences concernant les modalités de navigation et de sécurité dans cette voie maritime stratégique.

Pour la mise en œuvre intégrale de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza

Abdel Fattah al-Sissi a salué les efforts des médiateurs pour appliquer la feuille de route relative au cessez-le-feu et a réaffirmé l’engagement de l’Égypte à consolider la trêve, protéger les civils, garantir l’acheminement de l’aide humanitaire et créer les conditions nécessaires à un processus politique conduisant à une solution à deux États.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, le 29 septembre 2025, un plan en 20 points visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Celui-ci prévoyait notamment la libération des captifs israéliens, le désarmement du Hamas, un retrait partiel de l’armée israélienne, la mise en place d’une administration technocratique et le déploiement d’une force internationale de stabilisation. La première phase du plan est entrée en vigueur le 10 octobre 2025.

La deuxième phase prévoit un retrait plus large de l’armée israélienne, la reconstruction de Gaza et le lancement du processus de désarmement. Israël continue toutefois d’occuper environ 70 % de la bande de Gaza et exige que les factions palestiniennes déposent les armes avant tout retrait.

Par ailleurs, l’accord est intervenu après deux années de guerre israélienne à Gaza, qualifiée de génocide dans le texte source, qui a fait près de 74 000 morts et plus de 174 000 blessés depuis octobre 2023, tout en laissant l’enclave largement dévastée.

ACP/

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