Le Royaume-Uni évoque l’urgente nécessité de rouvrir le détroit d’Ormuz

Kinshasa, 02 avril 2026 (ACP).- La ministre des affaires étrangères britannique Yvette Cooper, a évoqué « l’urgente nécessité » de rouvrir le détroit d’Ormuz, pour sécuriser cette voie maritime stratégique, ont rapporté jeudi les médias étrangers.

« Nous avons aujourd’hui des ministres des affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter de la réouverture du détroit d’Ormuz », a déclaré Yvette Cooper.

« Rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international, des conséquences de sa fermeture, de l’urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir », a-t-elle ajouté.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a indiqué qu’une opération militaire telle que la souhaitent les États-Unis pour «libérer» par la force le détroit stratégique d’Ormuz, verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, serait «irréaliste».

«Ça n’est jamais l’option que nous avons retenue et nous considérons qu’elle est irréaliste», a-t-il dit, lors d’une visite d’Etat à Séoul, estimant qu’une telle opération «prendrait un temps infini» et comporterait «des tas de risques».

Selon l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Otan, Matthew Whitaker, les pays membres de l’Alliance atlantique devaient « décider de quel côté ils se trouvent », dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient.

Il a jugé que « le moment est venu de passer à l’action », alors que le Royaume-Uni doit organiser cette semaine une réunion d’une trentaine de pays sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

« Il est temps de déployer des frégates dans le détroit d’Ormuz. Les Européens ont multiplié les déclarations ces dernières semaines, certaines allant à l’encontre des intérêts américains, d’autres les soutenant partiellement », a-t-il déclaré.

Selon lui, les alliés doivent désormais clarifier leur position vis-à-vis de Washington. « C’est le moment de décider de quel côté vous voulez être. Etes-vous aux côtés des Etats-Unis d’Amérique ? Etes-vous un allié-clé, ou prenez-vous une autre direction ? Les Etats-Unis ont besoin de signes clairs de détermination morale, pas seulement des mots, mais des capacités et des actions, car c’est cela qui compte », a-t-il poursuivi. ACP/

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