« Les conséquences de toute perturbation dans le détroit d’Ormuz incomberont aux États‑Unis » (ambassadeur iranien)

Kinshasa, 29 avril 2026 (ACP/IRNA).– Toute perturbation du transport maritime dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, ainsi que ses conséquences, relèveront de la responsabilité des États‑Unis d’Amérique, selon la mission de la République islamique d’Iran auprès de l’Organisation des Nations unies, citée mercredi par l’Agence de presse iranienne.

« En tant qu’État côtier principal dont la mer territoriale englobe le détroit d’Ormuz, l’Iran possède le droit légitime et légal de prendre les mesures nécessaires et proportionnées pour faire face aux menaces sécuritaires émergentes, garantir une navigation sûre et empêcher toute exploitation du détroit d’Ormuz à des fins hostiles ou militaires », a indiqué la source.

« L’Iran n’est pas signataire de la Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer », a-t-elle ajouté.

Selon la source, la mission de la République islamique d’Iran auprès de l’ONU a annoncé que son pays n’est pas partie à la Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer et n’est donc pas lié par les dispositions fondées sur ce traité.

La mission iranienne auprès de l’ONU a également souligné que toute perturbation du transport maritime dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, ainsi que ses conséquences, incombera aux États‑Unis, dont les actions illégales mettent en danger la navigation internationale.

Elle a ajouté qu’une stabilité et une sécurité durables dans le golfe Persique et dans la région élargie ne pourront être obtenues que par l’arrêt durable et permanent de l’agression contre l’Iran, accompagné de garanties crédibles de non‑répétition et d’un respect total des droits souverains légitimes et des intérêts de l’Iran.

Selon l’RNA, Amir Saïd Iravani, ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d’Iran auprès de l’ONU, a également déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité et devant les journalistes à New York que l’Iran n’est pas membre de la Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer et n’est donc pas soumis à ses dispositions conventionnelles, sauf dans la mesure où certaines règles spécifiques qui y figurent sont reconnues de manière générale comme relevant du droit international coutumier.

Le diplomate a ajouté que, malheureusement, certains membres qui affirment que les droits de navigation ne doivent pas être menacés ferment délibérément les yeux sur le prétendu blocus maritime imposé par les États‑Unis, lequel met en péril la navigation internationale.

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a déclaré que ces États ont une nouvelle fois révélé leurs doubles standards : leurs préoccupations concernant la sécurité maritime et la liberté de navigation ne sont ni sincères ni cohérentes avec leurs actions et leurs positions.

Saïd Iravani a enfin souligné que la responsabilité de toute perturbation du transport maritime incombe directement aux agresseurs, à savoir les États‑Unis et leurs soutiens, et que toute affirmation contraire est infondée.

ACP/UKB

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