Liban:le gouvernement interdit toute activité militaire éventuelle des Gardiens de la Révolution islamique

Kinshasa, 5 mars 2026 (ACP).- Le gouvernement libanais a décidé jeudi d’interdire toute activité militaire éventuelle des Gardiens de la Révolution iraniens et d’imposer des visas à l’entrée des Iraniens dans le pays, dans une nouvelle mesure visant à resserrer l’étau autour du Hezbollah pro-iranien, ont écrit les médias internationaux.

« Le Conseil des ministres a décidé, en cas de présence avérée de membres des Gardiens de la Révolution iranienne au Liban, d’interdire toute activité (…) et les arrêter (…) en vue de leur extradition », a déclaré Paul Morcos, ministre de l’Information.

« Les Iraniens devraient désormais obtenir un visa pour entrer au Liban », a-t-il ajouté

Il a ajouté que les Iraniens devraient désormais obtenir un visa pour entrer au Liban, alors que les deux pays en exemptaient leurs citoyens jusqu’à présent sur un principe de réciprocité.

Mi-février, le gouvernement libanais avait annoncé que l’armée disposerait d’une période de quatre mois, renouvelable, pour mettre en œuvre la deuxième phase du plan militaire visant à désarmer le Hezbolla dans le sud du pays.

Le gouvernement s’est engagé à désarmer le groupe terroriste pro-République islamique d’Iran, qui est sorti affaibli d’une guerre avec Israël en novembre 2024.

Or, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que la reprise des attaques à la roquette contre Israël par son groupe cette semaine constituait une réponse à la présence continue d’Israël et à ses frappes aériennes au Liban depuis l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais.

Le secrétaire du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Naïm Qassem, a fait un discours alors que le gouvernement libanais reproche vivement au groupe soutenu par l’Iran d’entraîner le Liban dans une guerre régionale, après le lancement par les États-Unis et Israël d’une campagne de bombardements contre l’Iran, à laquelle la République islamique a répondu par des frappes de missiles et de drones dans toute la région.

« La reprise des combats contre Israël,  n’est liée à aucune autre bataille ; ce que nous voulons, c’est mettre fin à l’agression » a dit Naïm Qassem, secrétaire du groupe chiite libanais du Hezbollah.

Il a ajouté que la reprise des tirs de roquettes sur Israël « répondait à 15 mois de violations à notre encontre, dont le ciblage de la grande autorité religieuse », l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, éliminé samedi au début de la campagne de bombardements américano-israélienne.

« À ceux qui demandent pourquoi ce moment précis, je leur demande : veut-on que nous patientions indéfiniment  » a-t-il indiqué.

« Ce qu’Israël a fait après la salve de roquettes n’était pas une réponse. C’était une agression qui avait été préparée à l’avance », a-t-il poursuivi.

Il a également précisé que, le Hezbollah et sa résistance islamique répondent à l’agression israélo-américaine et c’est un droit légitime… Pour nous, il s’agit d’une défense existentielle. 

Il a affirmé que la décision officielle prise en août par le gouvernement libanais de placer toutes les armes du pays, principalement celles du Hezbollah, sous le contrôle de l’État « était une grave erreur qui a affaibli la position de l’État libanais et légitimé la liberté d’agression d’Israël ».

« Tant qu’il y aura occupation, la résistance et les armes seront un droit », a-t-il ajouté.

Qassem a critiqué l’annonce faite lundi par Beyrouth d’une « interdiction immédiate » des activités militaires du Hezbollah et sa nouvelle demande de remise des armes.

ACP/C.L.

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