Kinshasa, 11 mai 2026 (ACP/IRNA).- L’Iran a prouvé qu’il s’agit d’une puissance responsable dans la région, mais qu’il est aussi, en même temps, une puissance qui refuse la violence et l’arrogance, a indiqué lundi le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères cité par l’Agence de presse iranienne.
« Nous sommes un peuple qui ne se laisse pas intimider. Il suffit d’observer nos actes. Est‑ce que nous avons déployé des troupes en direction des États‑Unis ? Sommes‑nous ceux qui, à des milliers de kilomètres, ont tué en une seule journée 170 innocents ? », a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Il a qualifié l’Iran de « puissance dominatrice » au Moyen‑Orient et l’accusant d’exercer des pressions sur les pays de la région tout en développant ses capacités balistiques et de drones considérables pour répondre fermement à toute agression, de toute forme.
« La République islamique d’Iran a démontré, par ses actes, qu’elle est une puissance responsable, attachée à la stabilité et à la sécurité régionales. Mais elle est aussi une nation qui refuse toute forme d’intimidation et de domination. Le peuple iranien n’a jamais cédé à la loi du plus fort », a – t – il ajouté.
Selon la source, il suffit d’examiner les faits : est-ce l’Iran qui a mené des interventions militaires contre les États‑Unis ? Est-ce l’Iran qui, à des milliers de kilomètres de ses frontières, a causé la mort de centaines d’innocents en une seule journée ? Est-ce l’Iran qui impose des pressions et des sanctions à des pays comme Cuba ou le Venezuela ?
« Au cours des dernières décennies, ce n’est pas l’Iran qui a attaqué des pays souverains, détruit leurs infrastructures, assassiné leurs dirigeants ou pris pour cible leurs citoyens. Malgré les pressions et les menaces, l’Iran est resté attaché aux principes du droit international, de la souveraineté des nations et de la diplomatie. », a dit le porte-parole du ministère iranien.
Détroit d’Ormuz : L’Iran met en garde contre l’interventionnisme étranger
En outre, il a averti contre l’interventionnisme étranger dans le mécanisme de rouvrir le Détroit d’Ormuz iranien par la force et sans autorisation des forces militaires du pays qui le contrôle.
« Nous avons clairement fait savoir aux pays européens qu’ils ne doivent pas se laisser entraîner par les tentations ou les pressions des États‑Unis ou du régime israélien concernant les questions régionales, au risque d’être, même involontairement, entraînés dans une crise qui, de toute évidence, ne leur apportera aucun bénéfice », a – t – indiqué.
Il a ajouté penser que cette prise de conscience existe déjà dans de nombreux pays européens. Ils savent que cette guerre est une guerre illégale, immorale et agressive menée contre l’Iran. C’est précisément pour cette raison qu’ils n’ont pas permis que les pressions américaines conduisent, du moins publiquement, les pays européens à participer à cette action illégale et contraire à la paix et à la sécurité internationales.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a conclu : « Toute intervention dans les questions liées au détroit d’Ormuz et à l’Asie occidentale ne fera que compliquer davantage la situation. Tout pays qui se considère responsable vis‑à‑vis de la paix et de la sécurité internationales, de la sécurité de ses propres citoyens et du bien‑être économique de sa population doit exercer des pressions sur les parties qui, dès le départ, ont perturbé la sécurité de la navigation dans notre région et au Moyen‑Orient. ACP/C.L.

