Kinshasa, 19 décembre 2025 (ACP).- L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé vendredi que plus de 1000 gazaouïs ont perdu la vie de juillet 2024 à novembre 2025, en attente de leur évacuation médicale, alors que 16.500 autres attendent sans cesse d’être transférées, ont rapporté les médias internationaux.
«1092 patients sont décédés entre juillet 2024 et le 28 novembre 2025 alors qu’ils attendaient une évacuation médicale», a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé.
«Depuis octobre 2023, l’OMS et ses partenaires ont évacué de Gaza plus de 10.600 patients souffrant de graves problèmes de santé, dont plus de 5.600 enfants nécessitant des soins intensifs», a-t-il poursuivi.
Selon les mêmes sources, dix-huit des trente-deux hôpitaux de la bande de Gaza et 43% des centres de soins de santé primaires fonctionnent partiellement, au moment où cette région de la Palestine, qui s’étend sur une largeur de 6 à 12 km, est confrontée à une pénurie de médicaments essentiels et de fournitures médicales nécessaires, notamment pour le traitement des maladies cardiaques.
Cette institution spécialisée de l’Organisation des Nations-Unis (ONU) pour la santé publique a exhorté la communauté internationale à accueillir davantage des patients en provenance de Gaza, lançant un appel au rétablissement des évacuations médicales vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.
En effet, l’OMS a indiqué que l’Égypte et les Emirats Arabes Unis constituent deux des trente pays qui ont réceptionné en grand nombre des patients gazaouïs.
De son côté, le mouvement islamiste palestinien Hamas dit espérer l’arrêt des violations israéliennes dans la bande de Gaza, où un cessez-le-feu est en vigueur depuis deux mois, sous la houlette de Washington DC.
« Notre population espère la fin aux excès israéliens et l’arrêt de toutes les violations », a déclaré Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas.
Israël et le Hamas ont signé début octobre dernier un accord de cessez-le-feu, négocié avec la médiation des États-Unis, du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie, lequel devrait permettre la libération des otages et mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.
ACP/C.L.

