Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP/Xinhua).- Un avertissement sur l’épidémie d’Ebola comme « une préoccupation de santé publique régionale » a été fait jeudi par le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), appelant à une action collective urgente contre la propagation en Afrique centrale, orientale et occidentale, ont rapporté les médias internationaux.
« Ebola n’attend pas. Le virus suit les mouvements de population, exploite les failles et met à l’épreuve la solidité de nos systèmes de santé. C’est désormais une préoccupation de santé publique régionale », a déclaré Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.
« Aujourd’hui, cette épreuve ne se limite plus à un seul endroit », a-t-il dit, avant d’insister sur le fait que cette épidémie de plus en plus complexe exige une vigilance régionale et une détermination collective.
Selon M. Janabi, le Nigeria a confirmé un cas importé d’Ebola causé par la souche Bundibugyo, tandis que le Kenya a signalé neuf cas, dont un décès.
De son côté, le directeur général de la Santé au ministère de la Santé du Kenya, Patrick Amoth, a indiqué que huit patients étaient actuellement sous traitement et que plus de 120 personnes demeuraient en quarantaine. Il a précisé que les autorités kényanes avaient demandé 10.000 doses de vaccin à l’OMS et au Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) afin de renforcer la protection du personnel de santé en première ligne.
Selon la source, en République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie a été déclarée en mai dernier, la maladie s’est propagée à huit des 26 provinces du pays.
Selon les dernières données publiées mercredi dernier par les autorités sanitaires de la RDC, le pays avait enregistré, au 20 octobre, 9.704 cas confirmés d’Ebola, dont 4.687 décès, soit un taux de létalité de 48,3%.
M. Janabi s’est particulièrement inquiété de la persistance de la transmission communautaire, soulignant qu’environ six décès récents sur dix liés à Ebola en RDC étaient survenus en dehors des centres de traitement.
Cette mise en garde est intervenue alors que le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) avait annoncé mercredi la tenue, le 28 octobre, d’une réunion extraordinaire virtuelle des ministres africains de la Santé afin de coordonner les efforts de lutte contre l’aggravation de l’épidémie.
Cette réunion portera notamment sur le renforcement de la coordination transfrontalière, l’accélération du soutien aux pays touchés et l’amélioration de la préparation sanitaire à l’échelle du continent.
Par ailleurs, le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya avait averti mardi dernier, après la confirmation du premier cas d’Ebola au Nigeria, que l’épidémie était devenue la plus étendue géographiquement jamais enregistrée, avec des infections signalées en Afrique centrale, orientale et occidentale.
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