Kinshasa, 27 janvier 2026 (ACP).- L’Union européenne et l’Inde ont officialisé mardi un accord commercial permettant la création d’une «zone de libre-échange de 2 milliards de personnes, ont rapporté les médias internationaux.
«Nous avons conclu l’accord de tous les accords. Nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties. L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui», a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission de l’Union européenne.
«L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé», a-t-elle ajoutée.
Selon les sources, cet accord commercial désire trouver de nouveaux débouchés pour réduire leur dépendance vis-à-vis des États-Unis, dix jours après la signature du traité avec les pays du Mercosur.
«Ce traité va offrir de nombreuses opportunités (…) Deux grandes puissances démocratiques ajoutent un chapitre décisif à leur relation», s’est félicité, de son côté, Narendra Modi, Premier ministre indien, soulignant également les nombreuses opportunités offertes par l’accord Times of India.
Par ailleurs, Bruxelles espère doubler ses exportations grâce à cet accord qui prévoit une réduction ou une suppression des droits de douane sur plus de 90 % des exportations de marchandises a renchérit la source.
Selon la Commission européenne, l’accord devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques. «L’Europe et l’Inde sont liées par leur puissance économique, leur capacité d’innovation et des intérêts communs. Cet accord crée de nouvelles opportunités de croissance et d’emplois de qualité», s’est félicité Lars Kingbeil, ministre allemand des Finances et vice-chancelier.
En outre, les droits de douane indiens sur les véhicules «made in Europe» doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50 %, devraient être totalement supprimés, selon l’UE.
Les échanges de marchandises en hausse de 90% en 10 ansIl sied de signaler que «l’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé», a indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes. En 2024, les deux parties ont échangé 120 milliards d’euros de marchandises – en hausse de près de 90% en dix ans – et 60 milliards d’euros de services, selon l’UE.
Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), l’Inde devrait rafler cette année au Japon le titre de quatrième économie mondiale, derrière les États-Unis, la Chine et l’Allemagne. Et elle pourrait monter sur le podium avant 2030, selon son gouvernement.
Pour sa part, New Delhi a considéré l’Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d’emplois pour sa population.
Par conséquent, New Delhi et Bruxelles entendent aussi parapher mardi un accord sur les mouvements de travailleurs saisonniers, les échanges d’étudiants, de chercheurs ou de certains professionnels à forte qualification, ainsi qu’un pacte de sécurité et de défense. «L’Inde et l’Europe ont fait un choix clair. Celui du partenariat stratégique, du dialogue et de l’ouverture, a souligné Ursula von der Leyen sur les réseaux sociaux, nous montrons à un monde fracturé qu’une autre voie est possible». ACP/ODM

