Moyen-Orient : le FMI met en garde contre une « issue pire » pour l’économie mondiale

Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international

Kinshasa 6 mai 2026(ACP/Xinhua).- La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a averti que l’économie mondiale serait confrontée à une «issue bien pire» si la guerre au Moyen-Orient se prolongeait jusqu’en 2027, dénonçant les prix du pétrole avoisinant les 125 dollars le baril, a rapporté mardi l’Agence chine nouvelle.

« Si la guerre au Moyen-Orient se prolongeait jusqu’en 2027, nous allons assister à une remontée de l’inflation, puis, inévitablement, les anticipations de l’inflation commenceront à se dérégler », a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international.

« Les conditions actuelles, notamment un conflit prolongé, des prix du pétrole oscillant autour ou au-dessus de 100 dollars le baril et des pressions inflationnistes croissantes, ont déjà activé le scénario défavorable du FMI », a-t-elle ajouté lors d’une conférence organisée par le Milken Institute, un groupe de réflexion économique, à Washington.

En avril 2026, le FMI avait publié trois scénarios pour la croissance du PIB mondial en 2026 et 2027, à savoir la « prévision de référence » principale, un « scénario défavorable », de gravité intermédiaire, et un « scénario grave », bien plus pessimiste.

Dans le scénario défavorable, la croissance mondiale ralentirait à 2,5% en 2026, tandis que l’inflation grimperait à 5,4%.

Le scénario de référence, qui table sur un conflit de courte durée, prévoit une croissance de 3,1% et une inflation de 4,4%.

« Ce scénario, à mesure que les jours passent, s’éloigne de plus en plus dans le rétroviseur », a déploré Mme Georgieva.

Par ailleurs, selon les prévisions du scénario grave, la croissance mondiale ne serait que de 2%, avec une inflation atteignant 5,8%, a expliqué la directrice du FMI. 

La directrice générale Kristalina Georgieva a reconnu récemment les pressions croissantes pesant sur les économies vulnérables et a réaffirmé le rôle de l’institution dans le soutien à ses pays membres.

« Nous suivons de près les événements au Moyen-Orient, qui causent des souffrances dans le monde entier », a déclaré Georgieva, exprimant l’espoir qu’un cessez-le-feu puisse ouvrir la voie à une paix durable. Mais elle a averti que si le conflit se prolonge, « nous devons nous préparer à des temps difficiles ».

ACP/C.L.

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