Kinshasa, 05 mai 2026 (ACP).- Le président du Parlement libanais Nabih Berri, a affirmé vendredi qu’il accepterait le retrait du Hezbollah du sud du Liban si, dans le même temps, les troupes israéliennes quittent les territoires qu’elles occupent dans le pays, ont rapporté les médias internationaux.
« J’accepte le retrait du Hezbollah du sud du Litani en parallèle au retrait d’Israël, ainsi qu’à un cessez-le-feu global et sans conditions », a déclaré Nabih Berri, président du parlement libanais.
De son côté, le président libanais a jugé « inacceptable » que l’Iran « utilise » son pays comme « monnaie d’échange » dans les négociations.
« Le peuple libanais en a assez de la guerre entre Israël et le Hezbollah, alors que le sud du pays est en proie à une violente opération militaire israélienne depuis plusieurs semaines, malgré un cessez-le-feu », a dit Joseph Aoun, président libanais.
Il a également adressé un message à l’Iran, qui demande la cessation du conflit au Liban dans le cadre de ses propres négociations pour la paix avec les Etats-Unis.
« Vous n’essayez pas de nous aider… c’est le peuple libanais qui en paie le prix… au nom de vos propres intérêts. »
Et d’ajouter : « Nos intérêts… ne coïncident pas avec les vôtres. »
Il a aussi soutenu que les gardiens de la révolution iraniens utilisent le Liban comme monnaie d’échange dans leurs négociations avec les Etats-Unis.
« C’est inacceptable », a-t-il précisé.
Pour sa part, le premier ministre libanais a exhorté l’Iran à cesser d’utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Si je peux adresser un mot à l’Iran, c’est celui-ci : ayez pitié de notre Sud, cessez de le traiter (…) comme un moyen de pression visant à améliorer les termes de vos négociations », a indiqué Nawaf Salam, premier ministre libanais.
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