Kinshasa, 1 avril 2026 (ACP).- Le porte-parole de la diplomatie iranienne a démenti mercredi que son pays ait demandé un cessez-le-feu dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’Etat d’Israël contre l’Iran, après que Donald Trump a fait part d’une telle requête, ont rapporté les médias internationaux
« Les déclarations de Trump au sujet de la demande de cessez-le-feu de l’Iran sont fausses et dénuées de tout fondement », a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne.
Les propos du dirigeant américain sur son réseau Truth social interviennent avant une allocution prévue à 21h (1h GMT jeudi).
Pour rappel, mardi dernier, Donald Trump qui alterne propos rassurants et belliqueux, avait évoqué la fin de la guerre d’ici « deux, peut-être trois semaines ».
Selon lui, le président iranien, Massoud Pezeshkian, «vient de demander un CESSEZ-LE-FEU ». Dans la même publication, le président Américain avait écrit qu’il ne l’envisagera que «quand le détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et dégagé», faute de quoi l’Iran sera bombardé jusqu’à l’anéantissement.
Selon les sources, la guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israélienne sur l’Iran a fait des milliers de morts, ébranle l’économie mondiale, a conduit à des bombardements iraniens de pays du Golfe et d’Israël, et à de nouveaux affrontements au Liban entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé de leur côté que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux « ennemis » du pays.
Le président iranien avait évoqué mardi une volonté « de mettre fin » à la guerre, mais exigé des garanties et réitéré des demandes comme le versement de compensations financières.
Économies malmenées
En attendant, de nouveaux bombardements ont secoué la capitale iranienne, endommageant le mur d’enceinte de l’ex-ambassade américaine, lieu symbolique de l’hostilité entre les deux pays.
S’agissant du détroit d’Ormuz, par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial, M. Trump avait jugé mardi que son blocage n’était plus son problème, avant finalement de conditionner mercredi un cessez-le-feu à sa réouverture. ACP/C.L.

