Niger : la France dément toute implication dans la mutinerie déjouée de militaires dissidents

Kinshasa 5 septembre 2026 ( ACP).- Le ministre français des Affaires étrangères a rejeté samedi les accusations du Niger selon lesquelles la France aurait incité des soldats à se mutiner, ont rapporté les médias internationaux. 

«Ce sont là de pures fantaisies. Il n’y a jamais eu d’intention ni de moyen mobilisé par la France pour fomenter une telle mutinerie », a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. 

«Tout cela est, comme d’habitude, une manière de pointer du doigt à tort une responsabilité de la France qui n’existe tout simplement pas», a-t-il ajouté.

Le pouvoir militaire au Niger avait déjoué il y a une semaine, avec l’aide de ses alliés russes, une mutinerie lancée par des militaires dissidents. Dès le week-end dernier, la télévision publique avait évoqué une implication de la France avec les mutins, sans l’étayer.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a conclu vendredi que cette attaque avait été fomentée par un vaste réseau de complices dirigé par la France, selon un communiqué. 

Le Niger a également indiqué qu’il se réservait le droit d’intenter des actions devant la justice internationale.

Il sied de rappeler que le pays est dirigé par le général Abdourahamane Tiani, arrivé lui-même au pouvoir par un putsch en juillet 2023. Celui-ci s’est rapproché de la Russie devenue un partenaire privilégié. C’est la première fois que le régime du général Tiani s’est vu ébranlé de la sorte par une telle dissidence interne. Niamey accuse régulièrement la France, ancien colonisateur jusqu’en 1960, d’être derrière les tentatives de déstabilisation, ce que Paris nie.

ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet