Kinshasa, 22 décembre 2025 (ACP).- Le gouvernement nigérian a assuré lundi que le récent «différend diplomatique» avec les Etats-Unis sur une prétendue persécution ciblée des chrétiens du Nigeria par des «terroristes islamistes» était largement «résolu», ont écrit les médias internationaux.
« Ce récent différend diplomatique avec les Etats-Unis a été en grande partie résolu grâce à un engagement ferme et respectueux qui a abouti à un partenariat renforcé entre l’Amérique et le Nigeria », a déclaré le Mohammed Idris, ministre nigérian de l’information.
Selon les sources, le président américain Donald Trump avait mis à mal les relations entre les Etats-Unis et le Nigeria en évoquant une prétendue persécution ciblée des chrétiens du Nigeria par des « terroristes islamistes », dans ce pays de 230 millions d’habitants partagé entre chrétiens et musulmans et confronté à une situation sécuritaire très dégradée.
De son côté, le Nigeria avait renforcé sa coopération sécuritaire avec les États-Unis en envoyant une délégation fédérale, menée par le conseiller à la sécurité nationale Mallam Nuhu Ribad, la semaine dernière auprès de hauts responsables du Congrès américain, quelques jours après que l’ancien président Donald Trump a menacé d’une intervention militaire au Nigeria, invoquant des « massacres de chrétiens ».
« À l’issue de ces échanges, le gouvernement américain a confirmé sa volonté d’approfondir la coopération sécuritaire avec le Nigeria », avait indiqué dans un communiqué Bayo Onanuga, conseiller spécial du président.
Il a précisé que cela inclura un soutien accru en matière de renseignement, l’accélération du traitement des demandes d’équipements militaires, ainsi que la possible fourniture de matériels excédentaires destinés à renforcer les opérations contre «les terroristes et les groupes extrémistes violents».
En outre, Abuja a affirmé avoir profité de ces discussions pour « réfuter les allégations de génocide » envers les Chrétiens, rappelant que les violences touchent « les familles et les communautés indépendamment de leur appartenance religieuse ou ethnique. A cet effet, le gouvernement avait mis en garde contre « toute présentation erronée de la situation, susceptible de diviser davantage les Nigérians ».
Les sources renseignent que le Département américain de la guerre avait indiqué le vendredi dernier que les deux parties avaient discuté des moyens de « mettre fin aux violences contre les chrétiens » et de renforcer la lutte contre « les groupes jihadistes en Afrique de l’Ouest ». Washington avait également appelé Abuja à « démontrer son engagement » par des mesures « urgentes et durables ».
Par ailleurs, aux États-Unis les accusations de persécutions ciblées sont régulièrement relayées par des élus conservateurs et des organisations chrétiennes, allégations que le Nigeria a toujours rejetées.
Le pays, qui compte environ 230 millions d’habitants, est presque également divisé entre un nord à majorité musulmane et un sud majoritairement chrétien. ACP/C.L.

