Kinshasa, 19 avril 2026 (ACP).- Le président iranien a indiqué que Donald Trump n’avait aucune raison de priver l’Iran de ses droits nucléaires, réitérant sa motivation à ses droits à la défense, ont rapporté les médias internationaux.
« Trump affirme que l’Iran ne doit pas exercer ses droits nucléaires, mais il n’explique pas en quoi consiste sa faute. Qui est-il pour priver un peuple de ses droits légitimes ? », a déclaré Massoud Pezechkian, président iranien.
Il a également souligné que Téhéran devait gérer la situation de manière à ne pas « donner l’impression que nous attisons la guerre, mais que nous nous défendons ».
« Il faut rester ferme face à un ennemi sanguinaire et cruel », a conclu le président iranien.
Par ailleurs, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a indiqué que l’Iran n’a pas l’intention d’envoyer de l’uranium enrichi aux États-Unis, ajoutant que de telles mesures sont « inacceptables ».
« Je peux vous assurer que les matières enrichies ne seront pas livrées aux États-Unis », a souligné le diplomate.
De son côté, président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a indiqué que « les États-Unis doivent gagner la confiance du peuple iranien pour conclure un accord ».
« Dans l’ensemble, nous avons progressé dans les négociations, mais il reste de nombreuses lacunes et certains points fondamentaux. Les États-Unis doivent déterminer comment gagner la confiance du peuple iranien. C’est la mesure la plus importante que les Américains doivent prendre », a-t-il dit.
Selon lui, les États-Unis doivent renoncer aux actions unilatérales, avant de souligner que la République islamique ne fait pas confiance à Israël et aux États-Unis et qu’elle se tient prête à reprendre les hostilités à tout moment.
En outre, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a qualifié de « comble de l’hypocrisie » le discours de l’Union européenne sur la nécessité de respecter le droit international, en particulier l’appel lancé par la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, en faveur d’un passage libre des navires dans le détroit d’Ormuz.
« Oh, c’est donc ce fameux droit international que l’UE dépoussière lorsqu’il s’agit de donner des leçons aux autres, tout en approuvant discrètement la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël [contre l’Iran] et en détournant le regard des atrocités commises à l’encontre des Iraniens ? Gardez vos sermons pour vous : l’incapacité chronique de l’Europe à agir conformément à ce qu’elle prêche a transformé son verbiage sur le droit international en un summum d’hypocrisie », a – t – il écrit sur X. ACP/C.L.

