Otan : «Le Groenland n’est pas à vendre» (première ministre danoise)

Kinshasa, 8 juillet 2026 (ACP).- La première ministre danoise a affirmé  mercredi que le Groenland «n’est pas à vendre», en réponse au président américain qui estime que ce territoire autonome danois devrait être placé sous le contrôle des États-Unis, ont informé les médias internationaux.

«Le Groenland n’est pas à vendre, j’ai entendu le président américain hier, et je pense que la position des États-Unis est malheureusement très claire sur ce sujet, et notre position est tout aussi claire depuis le début: le Groenland n’est bien évidemment pas à vendre», a déclaré Mette Frederiksen, première ministre danoise.

«Le Groenland est très important pour les États-Unis, Nous espérons que tout le monde, y compris tous les alliés, respecteront le droit des Groenlandais à l’autodétermination. Nous sommes un État souverain et nous avons besoin du respect de tous pour notre intégrité territoriale et notre souveraineté», a-t-elle ajouté au sommet de l’Otan à Ankara.

Elle a estimé que l’article 5 du traité de l’Otan, qui prévoit la défense mutuelle entre alliés en cas d’attaque, était l’«assurance» de ses membres.

Interrogée sur la fréquente mise en doute de la portée de cet article par les États-Unis de Donald Trump, elle a éludé: «je n’ai pas entendu qu’ils n’étaient pas attachés au respect de l’article 5».

De son côté, le président américain a exprimé sa frustration de ne pas avoir pu s’emparer du Groenland, ce qui constitue un «grand problème» à ses yeux. 

«Je ne suis pas content avec l’Otan en raison de ce qu’elle a fait avec le Groenland», a-t-il déclaré à côté du secrétaire général de l’Alliance Mark Rutte. 

«Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark», a-t-il ajouté.

Selon les sources, Donald Trump avait réitéré que le territoire autonome danois devrait être «contrôlé par les États-Unis », mais sans les menaces proférées en début d’année. 

L’Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d’année, quand Donald Trump menaçait de s’emparer, potentiellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis.

Par ailleurs, il avait fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique agressive, et annoncé en janvier un accord-cadre sur le Groenland avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, dont les contours sont toutefois restés flous.

ACP/

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