Kinshasa, 24 avril 2O26 (ACP).- Le premier ministre espagnol a réaffirmé vendredi la position de son gouvernement de maintenir une coopération absolue avec ses alliés dans le cadre du droit international, suite aux rumeurs selon lesquelles les États-Unis envisageraient de suspendre l’Espagne de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ont rapporté les médias internationaux.
«La position du gouvernement espagnol est claire: une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale», a déclaré Pedro Sanchez, Premier ministre d’Espagne.
«Nous ne travaillons pas sur la base d’e-mails, nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des États-Unis formule», a-t-il poursuivi.
Il sied de rappeler que le chef du gouvernement d’Espagne avait critiqué en mars dernier les actions militaires conjointes des États-Unis avec Israël en Iran, comparant la guerre au Moyen-Orient au fait de « jouer à la roulette russe » avec des millions de vies.
Pour sa part, le président américain avait menacé de cesser tout commerce avec Madrid, reproché de son refus de laisser les États-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour lancer des attaques contre l’Iran.
«Nous allons couper tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec l’Espagne. Ils ont été lamentables. J’ai demandé au secrétaire au Trésor de cesser toute relation avec eux. J’ai le droit d’arrêter tout ce qui concerne l’Espagne car il a été très peu coopérative», avait averti Donald Trump, président des États-Unis.
L’administration Trump a indiqué que l’Espagne est le seul pays membre de l’Organisation du Traité de Atlantique du Nord (OTAN) de n’a pas accepté de consacrer 5% de son PIB à des dépenses en matière de défense, conformément au nouvel objectif de l’organisation poussé par Washington DC.
Notons que les relations américano-espagnoles sont également tendues sur plusieurs autres dossiers, notamment la question migratoire et celle des dépenses militaires, au point que Madrid a refusé de s’engager à porter ses dépenses de défense à 5 % de son produit intérieur brut, comme souhaité par la Maison Blanche.
ACP/ODM

