Procès Ousmane Sonko : les avocats du premier ministre dénoncent une conspiration politico-judiciaire

Kinshasa, 23 décembre 2025 (ACP).- Le collectif des avocats du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a dénoncé une « conspiration politico-judiciaire », réclamant le rétablissement de la vérité après la confirmation par la Cour d’appel sur la condamnation de leur client en mai 2023, ont écrit les médias internationaux.

« La condamnation de notre client une conspiration politico-judiciaire.  Nous réclamons le rétablissement de la vérité sur sa sanction », a déclaré Me Ciré Clédor Ly, un des avocats d’Ousmane Sonko.

Le collectif des avocats du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a annoncé le dépôt d’un recours en demande de révision du procès ayant conduit à la condamnation de leur client.

L’avocat a dénoncé ce qu’il qualifie de « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal », affirmant que M. Sonko a subi « les violations les plus honteuses de l’histoire de la justice », avec des comparutions forcées, des atteintes à sa vie et des décisions violant les droits de la défense et le droit à un procès équitable.

Me Ly a particulièrement critiqué le refus de la Cour suprême d’examiner le recours en inconstitutionnalité et l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature du citoyen Sonko sur la base d’une décision non définitive.

Concernant le statut électoral du Premier ministre, l’avocat a été catégorique : « Le citoyen Ousmane Sonko est bien électeur et éligible aujourd’hui et tant qu’il lui restera un souffle de vie, tout débat autour de cette question est donc sans intérêt ».

La défense soutient que ce procès, opposant M. Sonko à Mame Mbaye Niang et au ministère public pour diffamation et injure, procédait « d’un complot politique national d’une association de malfaiteurs organisée dans l’État et à l’étranger ».

Me Ly a expliqué que la révision, contrairement à l’amnistie qui efface seulement la peine, annule la condamnation dans son intégralité et ouvre le droit à réparation du préjudice. Il a appelé Mame Mbaye Niang, réfugié à l’étranger, à « se présenter et affronter ses propres mensonges ».

Le collectif d’avocats estime que ce procès en révision sera « inédit au Sénégal » s’il est accepté par la commission de révision, car il ne s’agit pas d’une simple erreur judiciaire mais d’une « conspiration politico-judiciaire qui a terni l’image de la justice sénégalaise ».

Rappelons que, M. Sonko avait été poursuivi par Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour diffamation et injures publiques après avoir affirmé que ce dernier avait été épinglé dans un rapport de l’Inspection Générale des Finances pour des détournements de fonds liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac).

En mars 2023, le Tribunal de grande instance de Dakar l’avait reconnu coupable et condamné à une peine de prison avec sursis et à verser 200 millions de francs CFA à M. Niang. La Cour d’appel avait confirmé cette condamnation en mai 2023 avec six mois de prison avec sursis, entraînant l’inéligibilité de M. Sonko à l’élection présidentielle de 2024. En juillet 2025, la Cour suprême avait définitivement confirmé cette condamnation.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet