Kinshasa, 15 février 2026 (ACP).- La cheffe de la diplomatie européenne a rejeté dimanche les propos de responsables américains tendant à dénigrer l’UE, tout en saluant le changement de ton du secrétaire d’État Marco Rubio, ont écrit les médias internationaux.
«A chaque fois que j’entends ce dénigrement anti-européen, qui est très à la mode en ce moment, je pense à tout ce que l’Europe nous a apporté », a déclaré Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne.
«Contrairement à ce que diraient certains, l’Europe n’est pas décadente et woke, non plus menacée d’un effacement civilisationnel», a-t-elle ajouté.
« Le message que nous avons entendu est que l’Amérique et l’Europe sont liées, par le passé comme dans l’avenir, et je pense que c’est important. Il est clair cependant que nous ne sommes pas d’accord sur tout, et cela va continuer » a insisté Kaja Kallas.
Par ailleurs, la responsable de la diplomatie européenne a prôné la fermeté face à la Russie dans les négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, insistant sur la nécessité d’arracher des concessions à Moscou.
«La plus grande menace que pose désormais la Russie est qu’elle obtienne plus de choses à la table des négociations que sur le champ de bataille», a-t-elle soutenu.
Elle a appelé notamment à limiter la taille de l’armée russe, à l’obliger à payer pour les destructions commises, et à s’assurer qu’elle rende compte de ses crimes de guerre.
Pour sa part, le Secrétaire d’État américain Marco Rubio avait rassuré ses alliés transatlantiques en affirmant que les États-Unis souhaitaient une «alliance revigorée» avec l’Europe, tout en relayant les critiques du président américain selon lesquelles l’Europe est menacée, comme les États-Unis, par une immigration de masse.
De son côté, le ministre français chargé de l’Europe, Benjamin Haddad a lui appelé ses pairs à se concentrer sur le renforcement de l’UE, plutôt que sur les discours des Américains.
«Concentrons-nous sur ce que nous pouvons contrôler, sur notre réarmement, sur le soutien à l’Ukraine et sur la menace que la Russie représente pour nos démocraties », a-t-il argumenté.
ACP/C.L.

