Kinshasa, 30 septembre 2026 (ACP).- Le Premier ministre britannique a affirmé mercredi, que son pays devait envisager différentes options pour sa future relation et son retour avec l’Union européenne, réaffirmant que le Brexit avait fait plus de mal que de bien, ont écrit les médias étrangers.
« Mon pays devait envisager de nouvelles options dans la relation à long terme de la Grande-Bretagne avec ses partenaires européens. Le départ du Royaume-Uni de l’UE n’avait pas permis de tenir la promesse de ses partisans de reprendre le contrôle, et qu’au contraire, il avait affaibli le pays, notamment sur le plan économique et face à l’augmentation de l’immigration », a déclaré Andy Burnham, premier ministre britannique.
Par ailleurs, Andy Burnham a souligné que le Royaume-Uni devait envisager non seulement une adhésion pleine et entière, mais aussi un retour au marché unique de l’UE, ravivant ainsi un débat clivant qui divise le pays depuis dix ans.
« Nous pourrions rester tels quels. C’est tout à fait envisageable, si les gens pensent que c’est le bon endroit pour rester », a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre britannique a affirmé qu’il profiterait au prochain sommet pour exposer au pays, ce qu’il considère comme des options.
Entre-temps, le sommet UE – Royaume-Uni, initialement prévu le 22 juillet a été reporté après la démission de Keir Starmer de son poste de Premier ministre, avec possibilité de se tenir au mois de novembre prochain.
Selon Andy Burnham, les options devraient être évaluées en fonction de ce qui est faisable pour le pays, ajoutant qu’il s’en tiendrait aux engagements pris par le gouvernement de Starmer, lors des dernières élections de 2024, notamment la promesse de rester en dehors de l’UE et de ne pas revenir au marché unique, à l’union douanière ni à la liberté de circulation.
A la question de savoir si l’UE souhaiterait proposer à la Grande-Bretagne une réintégration selon des conditions que Burnham pourrait privilégier, la majorité de Britanniques seraient favorables à un retour dans l’UE, selon les sondages, mais ce soutien s’estompe souvent lorsque l’on prend en compte les conditions requises, comme la contribution aux budgets et l’adoption de l’euro.
Pour rappel, le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne en 2020, après le référendum du 23 juin 2016, mais depuis le sujet reste politiquement miné et aucun gouvernement n’a souhaité rouvrir le débat, malgré les effets négatifs largement reconnus du Brexit, en particulier sur l’économie britannique. ACP/

