Rome, 2 décembre 2025 (ACP).- Les voix des institutions et experts ont été unis mardi dans une conférence, sous le thème « Gardiennes anti-violation : le rôle des centres et centres d’hébergement d’urgence dans le processus de sortie de la violence », au Sénat de la République d’Italie à Rome pour renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs.
« La désinformation représente « un enjeu fondamental » pour les structures engagées dans l’accompagnement des victimes« , a déclaré Roberta Bolettieri, présidente de la Fondation Crisalide in Rete APS, soulignant qu ‘ »une coopération plus étroite entre institutions, forces de l’ordre, justice et services sociaux est indispensable pour garantir des parcours de sortie efficaces et durables« . Elle a insisté sur la nécessité de mieux comprendre les différentes formes de violence, notamment physique, psychologique et économique, ainsi que l’importance de doter les professionnels d’outils clairs pour intervenir auprès des victimes.
Mme Bolettieri a également rappelé l’importance des groupes communautaires qui agissent comme « sentinelles » dans les villes et au sein des communautés étrangères, notamment africaines, en créant des espaces de sensibilisation et de soutien structurés.
La Dr Simona Petrozzi, présidente des femmes entrepreneures de Rome, a axé son intervention sur l’autonomie économique des victimes. « Beaucoup de femmes restent dans la violence faute de moyens pour subvenir aux besoins de leurs enfants », a-t-elle affirmé, se disant prête à soutenir particulièrement les femmes étrangères en difficulté.
Sur le volet sécuritaire, Dr Maria Assunta Rutigliano, psychologue et commissaire technique de la police d’État, a mis en garde contre la diffusion d’images personnelles sur Internet, un risque majeur d’exploitation. Elle a exhorté les femmes et les mineurs à protéger leur image, « partie intégrante de leur identité ».
Dr Raffaella Casamassima, conseillère métropolitaine de Bari, a quant à elle, insisté sur la nécessité d’aborder publiquement les violences touchant les femmes originaires de pays non européens, souvent confrontées à des situations « plus graves et mal comprises ».
Pour Francesca Brandi, participante à la rencontre, l’engagement conjoint des institutions, centres d’accueil et associations renforce la présence sur le terrain dans la lutte contre les violences sexistes.
Organisée à l’initiative du sénateur Ignazio Zullo en collaboration avec Crisalide et Roma diplomacy, la conférence s’est clôturée par le témoignage de deux femmes sorties du cycle de la violence.
ACP/C.L.

