Sommet du G7: les dirigeants évoquent les conséquences économiques du conflit

Kinshasa, 11 mars 2026 (ACP).- Les dirigeants des pays du G7 ont évoqué mercredi les conséquences économiques du conflit et les mesures pour les atténuer, notamment sur le front énergétique, ont rapporté les médias internationaux.

«Les dirigeants des pays du G7 évoquent les conséquences économiques du conflit, et les mesures pour les atténuer, notamment sur le front énergétique », selon l’Elysée.

« Il s’agit du premier G7, qui réunit Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada, au niveau des dirigeants sur ce conflit », a précisé l’Elysée.

Les ministres du G7 Energie ont assuré être « prêts » à prendre « toutes les mesures nécessaires », en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques de pétrole », ont-ils affirmé.

Sans attendre la fin de la réunion des dirigeants du G7, le Japon et l’Allemagne ont annoncé leur décision de débloquer des réserves stratégiques de pétrole pour contrer la flambée des prix et pour « atténuer » les « conséquences économiques » de la guerre au Moyen-Orient.

« Ces annonces individuelles de deux membres de ce forum de pays riches s’inscrivent sans aucun doute dans une réflexion extrêmement coordonnée », a dit Roland Lescure, ministre français de l’Economie, laissant entendre qu’une décision plus globale pourrait émaner de la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement convoquée par Emmanuel Macron.

« Il faut donner un message très clair: si on ne peut pas rouvrir le détroit d’Ormuz, on va le remplacer par d’autre pétrole qui viendra d’ailleurs et qui va circuler dans le monde », a prévenu Roland Lescure.

De son côté, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dégainé la première en annonçant que Tokyo avait « décidé de prendre l’initiative d’alléger l’offre et la demande sur le marché international de l’énergie en libérant ses réserves stratégiques dès le 16 de ce mois».

« Et ce sans attendre de décision officielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) », a-t-elle précisé.

Pour sa part, la ministre allemande de l’Economie Katherina Reichedes a indiqué que Berlin avait aussi décidé de libérer une partie de ses stocks. Selon elle, il s’agit d’une « contribution » en réponse à la « demande » de l’AIE à ses Etats membres « de libérer des réserves de pétrole à hauteur de 400 millions de barils, soit un peu plus de 54 millions de tonnes ».

« Si on fait un G7, l’idée est de se coordonner », avait fait valoir peu avant un responsable français. « Il n’y a pas de pénurie de pétrole aujourd’hui, mais un problème de prix, donc l’idée c’est davantage d’envoyer un signal aux marchés, et pour que ce signal soit fort, il vaut mieux qu’il soit coordonné », avait-il souligné.

Le président français envisage depuis dimanche de puiser de manière coordonnée dans les stocks stratégiques.

Emmanuel Macron et d’autres dirigeants ont dit travailler à des solutions pour sécuriser une future réouverture d’Ormuz, tout en reconnaissant que cela ne serait pas possible tant que la guerre est dans sa phase actuelle de frappes incessantes.

Après plusieurs jours de flambée – jusqu’à près de 120 dollars le baril lundi -, les cours du brut ont chuté mardi à la suite des déclarations de Donald Trump affirmant que la guerre avec l’Iran était « quasiment » terminée. Mercredi, ils remontaient à nouveau.

La guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, qui mène depuis des représailles contre des cibles dans plusieurs pays de la région, a provoqué la fermeture de facto du détroit d’Ormuz dans le Golfe, par lequel transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Cette situation a entraîné une forte hausse du cours du baril et donc des prix du carburant à la pompe. ACP/UKB

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