Soudan : une somme de 1,5 milliard d’euros réunie pour l’aide humanitaire

Kinshasa, 16 avril 2026 (ACP).- La communauté internationale a réunis jeudi plus d’1,5 milliard d’euros à la troisième conférence sur le Soudan à Berlin d’aide humanitaire pour ce pays qui entre dans une quatrième année de conflit dont la moitié de la population souffre de la faim aigüe, ont écrit les médias internationaux. « Plus d’1,5 milliard d’euros ont été réunis lors de la rencontre organisée par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Union africaine et l’Union européenne », a déclaré Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères. « Les promesses récoltées dans la capitale parmi 55 États dépassent celles de la précédente conférence à Londres, où avaient été récoltés 850 millions d’euros », a-t-il ajouté.

Il a précisé que, comme pour les deux précédentes, son objectif était de rassembler des fonds pour l’aide humanitaire, alors que le pays entre dans une quatrième année de conflit et que la moitié de la population souffre de la faim aigüe, soit plus de 20 millions de personnes.

D’après l’ONU, ces engagements près du double des sommes récoltées lors de la dernière conférence de Londres ne suffiront pas à couvrir les énormes besoins créés par la pire crise humanitaire au monde.  « Nous avons besoin de 2,2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) pour cette année », a dit Tom Fletcher, secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires. « Plus de 20 millions de personnes au Soudan souffrent de la faim aiguë, soit la moitié de la population », a-t-il martelé.

Johann Wadephul a précisé que, la crise au Soudan a fait désormais plus de 13 millions de déplacés dans le pays et ses voisins, et le nombre de morts  se chiffre probablement en centaines de milliers. De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a indiqué que, ce conflit est un cauchemar qui doit prendre fin, exigeant un cessez-le-feu immédiat.

« Les parties belligérantes, à commencer par les FSR, ont le devoir de garantir aux organisations humanitaires un accès total, sûr et sans restriction, aux populations civiles », poursuit de son côté Johann Wadephul. Les participants ont aussi appelé à un embargo réel sur les armes. 

Cinquante-quatre pays et 61 délégations participaient à la rencontre de Berlin où les belligérants, l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide n’étaient pas invités.

Aucune percée n’a donc pu être atteinte sur une éventuelle trêve. Les participants réunis à Berlin appellent « tous les acteurs ayant une influence sur les parties au conflit » à ce « qu’ils intensifient la pression » sur celles-ci, a insisté le ministre allemand des Affaires étrangères. Au-delà de la destruction des infrastructures, la guerre a précipité davantage la population dans l’insécurité alimentaire et la misère. La famine a été déclarée l’an dernier dans les capitales du Nord-Darfour, El-Fasher (Sud-ouest), et du Kordofan-Sud, Kadougli (Sud), avec 20 autres zones à risque, selon l’ONU.

ACP/

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