Sud-Ouest de la Somalie: un ministre nommé président par intérim

Kinshasa, 31 mars 2026 (ACP).- Le ministre somalien des finances Ahmed Mohamed Hussein a été nommé président par intérim de l’État du Sud-Ouest de la Somalie par décret, quelques heures après la démission du président Abdiaziz Hassan Mohamed Laftagareen, ont rapporté les medias internationaux.

Le remplaçant par intérim du président démissionnaire de l’Etat du Sud-Ouest somalien, Ahmed Mohamed Hussein était auparavant ministre des Finances de l’État du Sud-Ouest. Aucun autre détail concernant la transition n’a été communiqué.

Des affrontements ont éclaté lundi entre les forces fédérales et les troupes loyales à l’État régional, faisant au moins deux morts et 25 blessés. Le gouvernement fédéral de Mogadiscio a renforcé son contrôle sur la capitale de l’État, Baidoa, avec l’aide de milices locales.

M. Laftagareen a déclaré que sa démission était effective immédiatement, sans fournir davantage de précisions.

On ignore où se trouve M. Laftagareen, mais des informations antérieures laissent entendre qu’il se serait exilé au Kenya. Plus tôt dans la journée, des forces de l’Armée nationale somalienne, appuyées par des milices alliées, sont entrées dans Baidoa et auraient pris le contrôle d’infrastructures clés, notamment le commissariat de police et les principaux centres d’affaires, sans rencontrer de forte résistance.

Les forces régionales fidèles à Laftagareen auraient fui Baidoa et ses environs.

Selon des sources locales, des sites stratégiques tels que l’aéroport et le quartier général de la présidence restent sous le contrôle des forces de l’Union africaine, y compris des contingents éthiopiens, qui ne sont pas intervenus.

La démission de Laftagareen intervient deux jours après sa réélection par le parlement régional, un résultat rejeté par le gouvernement fédéral, aggravant ainsi une situation déjà tendue.

Des désaccords entre Mogadiscio et l’État du Sud-Ouest étaient déjà apparus avant l’élection de Laftagareen par le conseil régional.

La crise s’est intensifiée ces dernières semaines, alimentée par des différends concernant les amendements constitutionnels approuvés par le parlement fédéral somalien, qui portent le mandat des institutions fédérales de quatre à cinq ans. ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet