Téhéran réclame des compensations après l’arrivée d’une nappe de pétrole à Queshim

Kinshasa, 13 août 2026 (ACP).- L’Iran a mis en garde jeudi contre une dégradation de l’environnement dans le détroit d’Ormuz après qu’une nappe de pétrole a atteint l’île de Qeshm, dans le sud du pays, réclamant des indemnités pour les dommages causés, selon les medias internationaux.

«Nous avertissons contre une dégradation dans le détroit d’Ormuz (…), toute partie tirant profit du transport maritime commercial via le détroit d’Ormuz a une obligation, tant juridique que morale, de réparer les dommages environnementaux», a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

« Les premiers éléments indiquent qu’un vraquier étranger serait à l’origine de la pollution », a-t-il ajouté.

Selon le site de suivi maritime TankerTrackers toutefois, « la marée noire semble provenir de l’attaque iranienne contre le vraquier Minoan Pioneer », perpétrée dans les eaux omanaises le 3 août dernier.

« La marée noire a ensuite dérivé à travers le détroit jusqu’en Iran », a précisé le site.

De son côté, la responsable de l’Organisation iranienne de protection de l’environnement, Sheena Ansari, a également dénoncé l’incident.

« Ce n’est qu’un exemple de la vaste pollution qui a détruit l’écosystème marin de la région au cours des dernières décennies », a-t-elle dit. « Qui est responsable de l’indemnisation des dommages ? Les pays qui consomment les exportations d’énergie de notre région ou les agresseurs qui ont fait de cette région une base pour des opérations militaires ? »,s’est-elle interrogé.

Selon Habib Masihi, chef du département de protection de l’environnement dans la province méridionale du Hormozgan, « la pollution dans le sud de l’île de Qeshm a été presque entièrement nettoyée mercredi soir ». Il a précisé que la zone côtière touchée s’étendait sur environ 32.000 mètres carrés et la zone aquatique concernée sur quelque 90.000 mètres carrés.

Il sied de rappeler que l’Iran contrôle le détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une offensive israélo-américaine le 28 février. Téhéran a depuis indiqué qu’il entendait imposer des frais de navigation pour des services, notamment la protection de l’environnement, aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région.

ACP/

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