Tensions Guinée–Libéria: Monrovia salue la coopération entre les deux pays

Kinshasa, 9 mars 2026(ACP).- Le ministre libérien Niuma Ley a salué la coopération entre son pays et la Conakry après la tension à la frontière de Kiéssènèye au nord de la Guinée sur une opération d’extraction de sable dans le fleuve Makona, ont rapporté lundi les médias internationaux.

«Je salue la coopération entre mon pays et la Guinée après la tension à la frontière de Kiéssènèye.», a déclaré Niuma Ley.

« Je propose l’organisation de rencontres périodiques entre ministres de l’Intérieur de la sous-région afin de prévenir de futurs incidents », a-t-il ajouté.

une rencontre a eu lieu dimanche à Guéckédou entre une délégation guinéenne dirigée par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, et une mission libérienne conduite par le ministre des Affaires intérieures, Niuma Ley.

Les autorités guinéennes ont demandé le retour du drapeau libérien à sa position initiale à la frontière de Kiéssènèye, au nord de la Guinée, suite à un incident survenu dans cette zone située entre Guéckédou (Guinée) et Foya (Libéria).

« Je confirme que le drapeau serait remis à sa position initiale », a dit le ministre libérien Niuma Ley.

La tension trouve son origine dans une opération d’extraction de sable dans le fleuve Makona, fin février-début mars, dans une zone frontalière disputée.

Selon des responsables locaux, une entreprise libérienne chargée de travaux routiers à Foya avait commencé à extraire du sable pour un projet d’infrastructure, avant que les autorités guinéennes ne saisissent une machine utilisée sur le site, faute d’autorisation.

Les discussions avaient pour objectif de clarifier les circonstances de l’incident et de trouver un accord consensuel pour éviter une escalade. La situation s’est toutefois compliquée lorsque le drapeau libérien, initialement placé à environ 800 mètres du fleuve Makona, a été déplacé près de la rive.

Le ministre guinéen Ibrahima Kalil Condé a dénoncé cette action comme une occupation illégale et a rappelé le respect du principe d’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale. Il a ajouté que le président guinéen Mamadi Doumbouya privilégie le dialogue et la concertation pour préserver la cohésion sociale entre les communautés des deux côtés de la frontière.

La rencontre s’est conclue sur une note d’apaisement, avec la réaffirmation des deux parties de privilégier le dialogue et la paix entre les communautés frontalières.ACP/

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