Tentative de Putsch au Benin: fin de la mission Nigériane à Cotonou

Kinshasa 31 janvier 2026 (ACP).- Le contingent militaire nigérian déployé au Bénin après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 a quitté le pays vendredi, marquant la fin d’une intervention sollicitée par Cotonou pour éviter un bain de sang et soutenir la stabilité institutionnelle, ont écrit samedi les médias étrangers.

« Les Forces armées béninoises (FAB) ont organisé vendredi à la caserne de Togbin, près de Cotonou, une cérémonie pour le départ du contingent nigérian, présent depuis la tentative de putsch menée par le Lieutenant-colonel Pascal Tigri le 7 décembre 2025″ ont indiqué les sources.

Poursuivant que le Chef d’état-major général des FAB, le général Fructueux Gbaguidi, avait présidé l’événement en présence des hiérarchies militaires des deux pays et de l’ambassadeur du Nigéria au Bénin, Olukayode Olugbenga Aluko.

Selon les mêmes sources, le chef de la diplomatie béninoise, Olushegun Adjadi Bakari, avait assuré en décembre dernier lors d’un point de presse conjoint avec son homologue nigérian que les forces béninoises avaient déjà contenu et repoussé les mutins avant toute sollicitation d’appui extérieur. À l’en croire, la décision du président Patrice Talon de solliciter le Nigéria visait principalement à éviter des pertes humaines et des dégâts matériels, les assaillants s’étant retranchés dans un camp sensible. L’intervention s’inscrivait dans le cadre du mandat de la Cédéao.

Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar Maitama, avait de son côté salué le leadership des présidents Patrice Talon et Bola Ahmed Tinubu et souligné l’importance d’une coordination efficace entre services de renseignement, forces de sécurité et canaux diplomatiques pour gérer la crise.

En outre , les autorités béninoises poursuivent leurs enquêtes sur d’éventuelles complicités ou instigations extérieures. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, avait indiqué que des soutiens en matière de désinformation avaient été observés sur les réseaux sociaux, dont l’origine serait connue des autorités.

Le gouvernement avait également minimisé l’ampleur de la tentative de putsch, évoquant un groupuscule d’environ 100 à 200 soldats sur plusieurs milliers que compte l’armée. Deux hauts gradés pris en otage ont été libérés, tandis qu’un policier ayant relayé des messages sur les réseaux sociaux a été interpellé, ont renseigné les sources.

Par ailleurs, les FAB ont réaffirmé leur engagement à préserver la stabilité institutionnelle et à renforcer les partenariats stratégiques pour la paix en Afrique de l’Ouest. Le retrait du contingent nigérian marque une phase de normalisation après plusieurs semaines de coopération bilatérale.
ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet