Tokyo juge «très regrettables» les sanctions américaines contre la présidente de la CPI

Kinshasa, 19 août 2026(ACP).- Le Japon a jugé, mercredi « très regrettables » les sanctions annoncées par les Etats-Unis contre la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, dans le cadre d’une offensive contre cette institution que Washington accuse d’être « politisée »,ont rapporté les médias internationaux .

«Tokyo juge très regrettables les sanctions annoncées par les Etats-Unis contre la présidente CPI (…), le Japon a constamment soutenu la CPI dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l’Etat de droit », a indiqué le ministère des affaires étrangères nippon.

Selon les sources, les Etats-Unis, qui n’adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Celles-ci interdisent notamment aux juges d’entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale. Mais Washington ne s’en était pas encore pris à la présidente de la CPI, venant en outre d’un pays allié clé.

Les nouvelles sanctions « sapent l’Etat de droit », a déclaré la CPI dans un communiqué publié dans la foulée de mesures prises par Washington à l’encontre de Mme Akane.

« Lorsqu’il est fait pression sur les acteurs judiciaires pour les empêcher d’appliquer la loi, c’est l’ordre juridique international lui-même qui est mis en danger », a ajouté la Cour dans son texte envoyé aux journalistes.

De sa part, l’Allemagne a également réagi en apportant son soutien à la Cour pénale internationale et à sa présidente, estimant qu’il était d’une « importance centrale de défendre et de protéger la CPI en tant qu’institution indépendante ».

« Des insuffisances ne sont en aucun cas une raison de remettre fondamentalement en question cette institution importante et le mérite qui lui revient », a estimé  Berlin.

Il sied de rappeler que la juriste japonaise et le substitut du procureur de la CPI, Abdoulaye Seye, sont accusés par les Etats-Unis d’avoir « participé directement aux efforts déployés par la Cour pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n’a pas accepté la compétence de la CPI ». ACP/

 

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