«Tout chaos au Liban aura des répercussions directes sur la Syrie » (Président Syrien)

Kinshasa, 26 juillet 2026 (ACP).- Le président syrien a prévenu, dimanche, des « répercussions directes » d’une nouvelle détérioration de la situation au Liban sur son pays, affirmant que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au pays du cèdre et «aucun intérêt» à une confrontation directe avec Israël, ont rapporté les médias internationaux.

 «Tout chaos au Liban aura des répercussions directes sur la Syrie. Nous soutenons le monopole de l’État libanais sur les armes, ainsi que son pouvoir de décision en matière de guerre et de paix», a déclaré Ahmad el-Chareh, président syrien.

 « Nous n’envisageons aucune intervention militaire au Liban, mais nous craignons une extension de la zone de guerre dans la région (…), nous n’avons également aucun intérêt à entrer dans une confrontation avec Israël», a-t-il ajouté, en marge de la visite à Damas du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. 

Le président syrien a, par ailleurs, assuré que son gouvernement s’efforçait de garantir « une paix durable » avec Israël, alors que l’armée israélienne continue de s’emparer de territoires syriens au-delà du plateau du Golan occupé. 

« Nous travaillons à la conclusion d’un accord de sécurité avec Israël impliquant un groupe de pays. Damas évite la confrontation avec Israël et n’y voit aucun intérêt. Si l’accord de sécurité avec Israël aboutit, il ouvrira la voie à une paix globale sans que la Syrie ne renonce à son droit sur le Golan occupé», a-t-il dit.

Le président américain Donald Trump a régulièrement déclaré ces derniers mois qu’il était favorable à ce que l’armée syrienne intervienne au Liban pour y affronter le Hezbollah. 

Cette rhétorique s’inscrit dans la ligne portée par l’administration américaine qui a tenté, à plusieurs reprises, d’exploiter le contentieux entre les nouvelles autorités syriennes et la milice shiite libanaise (ancien allié du régime Assad), afin de convaincre Ahmad el-Chareh de se lancer dans une telle entreprise, ce que ce dernier a catégoriquement refusé jusqu’à présent.

Par ailleurs, les autorités syriennes annoncent régulièrement avoir intercepté des contrebandiers tentant d’acheminer des armes à destination du Liban au bénéfice du Hezbollah via la Syrie. 

De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à lever «immédiatement» toutes les sanctions imposées à la Syrie lorsque le président déchu Bachar al-Assad était au pouvoir, à l’issue d’une visite de deux jours dans le pays.

«Je salue les mesures qui ont allégé les sanctions et ouvert de nouvelles possibilités pour une reprise de l’économie, mais toutes ces sanctions doivent être immédiatement levées», a indiqué M. Guterres. ACP/

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