Kinshasa, 16 avril 2026(ACP).– Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a critiqué jeudi son homologue américain Donald Trump estimant qu’il n’a pas droit de menacer d’autres pays, ont rapporté les medias internationaux. «Trump n’as pas le droit de se réveiller le matin et de menacer un pays. Il est temps de redéfinir les Nations unies pour leur donner de la crédibilité », a déclaré Luiz Inacio Lula. Les propos de Lula interviennent après que Donald Trump a averti ce mois-ci qu’«une civilisation entière va mourir» en Iran si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz.
Il a rappelé que la constitution américaine répartit les responsabilités en matière de guerre et de politique étrangère entre le Congrès et le président. « Il est essentiel que les dirigeants puissants assument une plus grande responsabilité dans le maintien de la paix », a ajouté Lula. Le président brésilien de gauche, âgé de 80 ans, et son homologue américain de 79 ans, populiste de droite radicale, s’opposent sur de nombreux sujets comme le multilatéralisme, le commerce international et la lutte contre le changement climatique.
Les relations entre Brasília et Washington restent tendues, malgré une rencontre entre dirigeants l’année dernière qui a entraîné un léger apaisement et une réduction des droits de douane. Le président français Emmanuel Macron a répondu jeudi aux critiques de Donald Trump sur l’Iran ou ses menaces contre l’OTAN, déplorant que le président américain dise « chaque jour le contraire » de ce qu’il a dit la veille.
Lula a renouvelé son appel à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la suppression du droit de veto détenu par les cinq membres permanents du conseil et l’inclusion d’un plus grand nombre de pays d’Afrique et d’Amérique latine.
« Il est temps de redéfinir les Nations unies pour leur donner de la crédibilité, sinon Trump a raison », a dit Lula, faisant référence aux critiques du président américain selon qui le système international hérité de la Deuxième Guerre mondiale ne fonctionne plus.
Parmi les autres participants prévus à cette réunion samedi à Barcelone (nord-est) figurent la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa.
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