Kinshasa, 06 décembre 2025 (ACP).- Le premier ministre du Qatar a affirmé samedi que le cessez-le-feu dans la bande de Gaza reste incomplet sans un « retrait total » des forces israéliennes du territoire palestinien, ont rapporté les médias internationaux.
«Nous sommes à un moment critique (…) Nous ne pouvons pas encore considérer qu’il y a un cessez-le-feu, un cessez-le-feu ne peut être complet qu’avec le retrait total des forces israéliennes, (et) un retour de la stabilité à Gaza », a déclaré Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, premier ministre du Qatar.
« En ce moment, nous (…) le Qatar, la Turquie, l’Égypte, avec les États-Unis, nous nous réunissons pour faire avancer la prochaine phase. Et cette prochaine phase est également temporaire de notre point de vue » dans l’attente d’une « solution durable», a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a affirmé que des discussions sur la structure de la force internationale de stabilisation (FIS) et les pays qui pourraient y participer sont en cours, mais le premier objectif de cette force doit être «de séparer les Palestiniens des Israéliens», tout en soulignant que «Cela doit être notre objectif principal. Ensuite, nous pourrons aborder les autres questions en suspens».
Ankara a indiqué qu’elle souhaitait participer à la FIS, mais Israël l’accuse d’être trop proche du Hamas, dont l’attaque sans précédent sur Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre à Gaza.
«Je pense que la seule manière viable de terminer cette guerre est de s’engager sincèrement et fermement dans des pourparlers de paix », a également affirmé le ministre turc des Affaires étrangères.
Après deux ans de guerre dévastatrice entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, les pays médiateurs Qatar, Etats-Unis et Egypte ont arraché un accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre.
La première phase prévoyait la restitution de tous les otages du 7 Octobre, les vivants comme les morts dont un dernier doit encore être remis à Israël en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens, ainsi qu’un retrait partiel des forces israéliennes de Gaza.

