Unesco: 67 pratiques culturelles inscrites au patrimoine culturel immatériel

Kinshasa, 14 décembre 2025 (ACP).– 67 pratiques culturelles ont été inscrites sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO par le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, portant désormais à 849 le nombre total des inscrits, ont informé dimanche les médias internationaux.

«Fragile mais essentiel, le patrimoine vivant demeure un pilier de la diversité culturelle dans un monde parfois fragmenté et divisé », a déclaré Khaled El-Enany, directeur général de l’UNESCO

« Le Comité intergouvernemental de l’Unesco, réuni à New Delhi (Inde) du 8 au 13 décembre, a examiné 67 éléments du patrimoine vivant, dont 11 éléments inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente,53 éléments inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité,1 programme inscrit au registre de bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel », selon un communiqué de presse de l’Unesco.

Selon la note, avec ces nouvelles inscriptions, ce sont désormais 849 pratiques culturelles réparties dans 157 pays qui figurent sur les Listes du patrimoine vivant de l’UNESCO. La session 2025 a également marqué la première inscription pour sept pays, dont les Comores, le Gabon, la Libye, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad. L’engagement continu de l’Afrique s’est confirmé lors de cette session avec l’inscription de 9 éléments portés par 13 pays.

Un engagement accru des États envers le patrimoine vivant

Le communiqué de l’Unesco rapporte qu’avec plus de 1 400 participants, cette session du Comité, qui enregistre la plus grande participation à ce jour, témoigne de l’importance croissante accordée au patrimoine culturel immatériel.

Parmi les éléments présentés cette année, 9 inscriptions multinationales ont été soumises par 28 pays. La session 2025 a également marqué la première inscription pour 7 pays : la Barbade, les Comores, El Salvador, le Gabon, la Libye, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.

Ces inscriptions témoignent du rôle croissant de la Convention dans le renforcement du dialogue et de la coopération entre États, ainsi que de leur volonté commune de promouvoir la sauvegarde du patrimoine vivant.

L’engagement continu de l’Afrique s’est confirmé lors de cette session avec l’inscription de 9 éléments portés par 13 pays.

Le patrimoine culturel immatériel, source de moyens de subsistance durables

Selon le communiqué un thème clé s’est  dégagé des candidatures examinées lors de la session 2025 du Comité intergouvernemental : il s’agit de la « pratique manuelle » mettant en lumière les savoir-faire traditionnels. Des éléments tels que les instruments de musique, l’artisanat, les traditions culinaires et les arts du spectacle, fondés sur des gestes précis, des savoirs techniques transmis de génération en génération et des valeurs culturelles profondément ancrées, incarnent bien plus que des techniques artisanales.

Pour certaines communautés poursuit la source, ils constituent des moyens de subsistance durables. Ils démontrent de façon déterminante que le patrimoine culturel immatériel ne relève pas uniquement d’une transmission symbolique, mais constitue également une source de revenus pour ses détenteurs, conformément à l’initiative thématique dédiée aux dimensions économiques de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

La prochaine session du Comité aura lieu en décembre 2026 à Xiamen, en Chine, a indiqué la source. 

ACP/C.L.

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