Kinshasa, 20 décembre 2025 (ACP).- Le président brésilien a affirmé samedi qu’une intervention armée des États-Unis serait «une catastrophe humanitaire», en réaction aux déclarations de Donald Trump évoquant la possibilité d’une guerre contre le Venezuela, ont écrit les médias internationaux.
«Une intervention armée des États-Unis au Venezuela serait une catastrophe humanitaire pour l’hémisphère sud et un précédent dangereux pour le monde», a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva, président Brésilien.
« Quatre décennies après la guerre des Malouines, le continent sud-américain est à nouveau hanté par la présence militaire d’une puissance étrangère », a-t-il ajouté à l’ouverture du sommet du Mercosur.
Dans son allocution, le président Lula a réagi aux propos tenus par Donald Trump lors d’un entretien, dans lequel ce dernier n’a pas exclu la possibilité d’une guerre contre le Venezuela.
«Non, je ne l’exclus pas», avait-il déclaré Jeudi. Pour sa part, Lula s’était montré disposé à servir de médiateur en faveur d’une «solution pacifique» entre les États-Unis et le Venezuela pour «éviter un conflit armé en Amérique latine», évoquant une possible conversation avec son homologue américain.
Au moins 104 décès depuis le début des opérations
Selon les mêmes sources, Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes depuis cet été, et a mené une série de frappes visant des embarcations de trafiquants de drogue présumés dans les Caraïbes et le Pacifique. Au moins 104 personnes ont été tuées dans ces frappes depuis le début de ces opérations, sans que le gouvernement américain n’ait jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.
Donald Trump a par ailleurs annoncé en début de semaine un «blocus total» contre des pétroliers sous sanctions se rendant au Venezuela ou en partant. En parallèle, le président américain agite depuis des semaines la menace d’une intervention terrestre. Les États-Unis accusent le président vénézuélien Nicolas Maduro d’être à la tête d’un réseau de trafic de drogue, ce que l’intéressé dément. ACP/C.L.

