Violation de droit de l’homme: l’Irlande appelle à la suspension l’accord UE-Israël

Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- Le gouvernement irlandais a appelé mardi l’Union européenne à agir contre Israël qui viole très clairement les droits de l’homme et, à la suspension de l’accord UE-Israël ou, au minimum, de ses dispositions commerciales, ont rapportés les médias internationaux.

«Nous devons, en tant qu’UE, défendre nos valeurs fondamentales, soulignant que les pays avec lesquels le bloc a des accords doivent respecter le droit international et les obligations en matière de droits de l’homme», a déclaré Helen McEntee, ministre irlandaise des Affaires étrangères.

«L’Irlande, aux côtés de l’Espagne et de la Slovénie, avait écrit à la responsable de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, pour demander une révision et une possible suspension de l’accord avec Israël à la lumière des développements au Moyen-Orient», a-t-elle ajouté.

«Ces derniers avaient demandé une suspension de l’accord israélien, sinon une suspension des éléments commerciaux de l’accord», a-t-elle précisé

Elle a également signalé qu’il y avait un changement croissant parmi les dirigeants de l’UE, notant un « mécontentement et une irritation évidents » face aux récentes actions d’Israël. En outre, la diplomate irlandaise a évoqué le récent projet de loi israélien sur la peine de mort, qu’elle a qualifié de cibler de manière à « disproportionner les Palestiniens », jugeant « cette mesure totalement inacceptable ».

Par ailleurs, la ministre irlandaise a décrit une situation en dégradation en Cisjordanie occupée, citant l’approbation de 34 nouvelles colonies. « Nous sommes témoins et vivons une escalade sans précédent et inacceptable de la violence en Cisjordanie, que les membres de l’UE doivent répondre collectivement pour avoir un impact significatif » a-t-elle indiqué.

Berlin exige une position face à la violence des occupants israéliens en Cisjordanie

Le ministre allemand des Affaires étrangères a exigé de la part de Tel-Aviv une position plus ferme face à la violence des occupants israéliens en Cisjordanie, affirmant qu’Israël devrait utiliser tous les moyens légaux pour stopper ces attaques. «Nous avons également une position claire sur le respect du droit international, ce qui signifie qu’il ne doit y avoir aucune annexion en Cisjordanie», a déclaré Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères. «Nous continuons d’insister pour qu’une solution à deux États soit possible. Mais cela doit se faire par un dialogue critique et constructif avec Israël», a-t-il ajouté.

De son côté, le gouvernement allemand a affirmé que son pays avait « une position très claire » sur la violence des occupants israéliens, exhortant Tel-Aviv à y faire face « plus clairement, fermement et par tous les moyens légaux ». Wadephul a réitéré la critique de Berlin concernant les récentes initiatives d’Israël visant à étendre les colonies illégales, les plans d’annexion de facto de la Cisjordanie, ainsi que la récente loi sur la peine de mort qui s’appliquerait exclusivement aux Palestiniens.

Wadephul a noté que l’Allemagne ne soutiendrait pas les appels des autres États membres de l’UE à suspendre l’accord commercial du bloc avec Israël ni à imposer des sanctions, soutenant plutôt que les questions cruciales devraient être traitées par un dialogue bilatéral avec le gouvernement israélien.

L’Espagne demande à l’UE de rompre les liens avec Israël

«Que doit-il de plus pour que l’UE réponde à ces violations du droit international, des droits de l’homme ?» a demandé José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères. «Notre crédibilité est en jeu», a-t-il déclaré exhortant le bloc à suspendre son Accord d’association avec Israël pour des violations présumées du droit international.

L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie ont poussé le bloc à débattre à nouveau de l’accord d’association de l’UE avec Israël, qui accorde aux produits israéliens un accès préférentiel aux marchés européens. La Commission européenne avait déclaré avoir trouvé des « indices » indiquant qu’Israël pourrait violer ses obligations en matière de droits de l’homme, mais n’a proposé aucune mesure en réponse.

ACP/ODM

Fil d'actualités

Sur le même sujet