Violences en France : l’Iran accuse le président français d’être le provocateur

Kinshasa, 19 octobre 2026 (ACP/IRNA).- Le ministre iranien des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran a accusé lundi le président français d’être lui-même parmi les provocateurs de la guerre des États-Unis contre son pays, à la suite de récents propos de Macron concernant les causes des troubles en France, a rapporté l’IRNA.

« Il est bien trop tard pour se défausser et rejeter la faute sur une guerre qu’il a lui-même contribué à provoquer avec ses pairs. Le peuple français exige des changements fondamentaux, notamment la garantie de la liberté de rassemblement. », a déclaré Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran.

Selon IRNA, le ministre iranien a réagi dans un message publié sur le réseau social X aux déclarations du président français, qui avait imputé les récentes émeutes en France à « la flambée des prix du carburant causée par la guerre des États-Unis contre l’Iran ».

En joignant une capture du message d’Emmanuel Macron adressé à Donald Trump soutenant la guerre d’agression contre l’Iran, le chef de la diplomatie iranienne a écrit : « Monsieur Macron a pavé la voie à cette situation lorsqu’il a assuré au président américain qu’il cautionnait les crimes perpétrés contre les Iraniens. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères a ajouté : « Monsieur le Président, écoutez enfin la voix du peuple et de l’avenir de la France. »

Par ailleurs, le porte-parole de la diplomatie iranienne avait récemment notifié à Paris la ferme préoccupation deTéhéran face aux « violations flagrantes et massives des droits humains », soutenant que le gouvernement français est tenu de répondre des violences perpétrées contre ses propres citoyens.

Les manifestations du 17 octobre contre la hausse du coût de la vie en France ont dégénéré en violences, pillages et dégradations dans plusieurs villes, notamment Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes et Nice. D’après les chiffres rapportés, plus de 1 800 personnes ont été interpellées et plus de 500 policiers, gendarmes et pompiers blessés. Environ 1 500 commerces auraient été endommagés, pour des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros.

ACP/

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