Yémen : accord entre le gouvernement et les rebelles pour l’échange de milliers de prisonniers

Kinshasa, 23 décembre 2025 (ACP).- Le gouvernement yéménite et les rebelles houthis ont annoncé mardi avoir conclu un accord sur un échange de près de 3.000 prisonniers après plusieurs jours de discussions des deux camps à Oman, ont rapporté les medias internationaux.

« Il a été convenu de libérer des «milliers» de prisonniers de guerre. Nous avons signé aujourd’hui un accord avec l’autre partie pour mettre en œuvre un échange de prisonniers à grande échelle impliquant 1.700 de nos prisonniers en échange de 1.200 des leurs, dont sept Saoudiens et 23 Soudanais», a déclaré de Abdelkader al-Mourtada, responsable de la délégation houthie pour les détenus.

La guerre au Yémen a éclaté en 2014 quand les rebelles ont pris la capitale Sanaa, et une trêve entrée en vigueur en 2022 continue de tenir même si elle n’a pas été reconduite formellement.

Deux des sept ressortissants saoudiens sont des pilotes de l’armée de l’air, a précisé M. Fadhail qui a également dit que Mohamed Qahtan, chef du parti islamiste sunnite Al-Islah, allié du camp gouvernemental, faisait partie des prisonniers devant être libérés. L’accord a été conclu dans la capitale du sultanat d’Oman voisin, médiateur clé dans ce conflit.

Après plusieurs jours de négociations, les deux camps se sont entendus sur une vaste libération de détenus. L’opération, si elle aboutit, concernerait près de 3000 prisonniers et marquerait une avancée majeure dans un conflit qui dure depuis plus de dix ans.

«Une mesure positive et significative»

L’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a salué cet accord, le qualifiant de «mesure positive et significative qui, espérons-le, soulagera les souffrances des détenus et de leurs familles à travers le Yémen». Il a toutefois averti que «sa mise en œuvre effective nécessiterait l’engagement et la coopération continus des parties, un soutien régional coordonné et des efforts soutenus pour tirer parti de ces progrès en vue de nouvelles libérations».

Parmi l’ensemble des personnes arrêtées par les Houthis, figurent des dizaines d’employés de l’ONU. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk a appelé sur X à les «libérer immédiatement et sans condition». Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit «prêt (…) à procéder à la libération, au transfert et au rapatriement des détenus afin que les personnes séparées de leurs familles puissent être réunies dans des conditions sûres et dignes».

«Nous comptons sur la coopération des parties au conflit. Il est essentiel qu’elles respectent leurs engagements en vertu de l’accord», a déclaré Christine Cipolla, cheffe de la délégation du CICR au Yémen.

ACP/C.L.

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