Kinshasa, 31 mai 2026 (ACP).- Une Organisation de la société civile a plaidé pour l’implication du Président de la République et de son Gouvernement dans le dossier de Diamant de 822 carats de prix estimé à 1. 800.0000 000 dollars (un milliard huit cents millions de dollars américains) opposant le Président honoraire, Joseph Kabila à un homme d’affaires congolais depuis 2005, lors d’un entretien dimanche avec l’ACP.
« j’ai été contacté par un homme d’affaires congolais qui a demandé qu’on puisse défendre ses droits dans le procès qui l’oppose à l’ancien Président de la République Joseph Kabila pour son diamant de 822 carats, d’une valeur de 1.800.000.000 de dollars( un milliard huit cents millions de dollars américains) saisi en 2005. Je sollicite pour cela, l’implication du Président de la République et de son Gouvernement pour la reprise du procès », a déclaré Marcel Kongolo, Pasteur de Christ Europe Chrétien (CEC), une église basée à Paris, en France.
Il a dit avoir engagé un cabinet et son collectif d’Avocat pour que M. Mbiya Kalala soit défendu dans ses droits parce que c’est un homme d’affaires congolais, précisant qu’une plainte est déposée à la Cour de Cassation et à la Cours constitutionnelle, son juge naturel. Et qu’il sollicite l’implication des autorités du pays.
« Au moment où je vous parle, il n’y avait plus de traces de ce diamant au niveau du tribunal. Et M. Mbiya a été menacé de mort. Sa femme a eu un coup de physique. On venait pour les tuer », a-t-il déploré.
Le Pasteur Marcel Kongolo a révélé avoir déposé une plainte contre Joseph Kabila en Europe, et que le Cabinet de l’Europe avait autorisé la saisie conservatoire de tous les biens de Joseph Kabila, précisant que l’intéresse avait été notifié.
M. Kabongo a rappelé que M. Mbiya Kalala, homme d’affaires congolais, diamantaire de son état, avait obtenu en 2005, dans ses travaux de recherche dans les carrières de Mbujimayi, au Kasaï Oriental, un colis de diamant de 822 carats.
Malheureusement, ce colis de diamant s’était retrouvé en Belgique par le circuit non officiel, c’est ainsi que le Gouvernement Belge le saisira pour non traçabilité, avant de le retourné en République Démocratique du Congo.
Une fois logé à la Banque centrale du Congo, l’ancien Président de la République, Joseph Kabila s’était intéressé à ce colis précieux, et cherchera à connaître son propriétaire.
En 2006, l’ex-Président de la République recevra le propriétaire de diamant en présence de 13 Responsables de confessions religieuses de Mbujimayi, toutes tendances confondues, avant de promettre de le rétablir dans ses droits.
La même année, Joseph Kabila s’était présenté lui-même comme potentiel acheteur de cette pierre précieuse. Après discussion, l’ex- Président avait promis de donner d’abord 500 millions de dollars américains liquide en présence de ces Responsables religieux. Et les restes devaient être payés par la société Jeannette Kabila.
Joseph Kabila, selon Pasteur Kongolo, avait alors accepté de faire signer un protocole d’accord avec sa société familiale « Excel Developement », dirigée par M. Mutombo Kady pour convenir des modalités d’achat.
N’étant pas toujours payé jusqu’en 2020, l’homme d’affaires congolais entrepris d’ester en justice contre la non-exécution de ce protocole et promesse faite devant 13 responsables religieux.
Afin d’éviter une procédure en justice, l’ancien Président désignera M. Olenghankoy pour trouver une solution à l’amiable.
Dans ses bons offices, Joseph Olenghankoy, recevra en premier lieu le propriétaire de diamant, et puis tour à tour plusieurs émissaires de Joseph Kabila, dont Pasteur Mugalu, Marcelline Cisambu, Martin Kabuya et Masangu Mulongu.
Jusqu’à ces jours, malgré les promesses de payement, l’ancien Président n’a jamais honoré ses engagements.
Pour éviter le conflit d’intérêt, le Pasteur Kongolo s’est décidé d’engager un autre cabinet en France.
M.Kongolo demande à ce que la justice congolaise puisse reprendre ce dossier.
« Nous demandons maintenant que ce dossier soit repris par notre justice. Que notre justice aide ce compatriote à rentrer dans ses droits », a conclu Pasteur Kongolo.
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