Kinshasa, 28 septembre 2026 (ACP).- La deuxième phase de formation sur les techniques d’archives pour agents et cadres de l’administration foncière a été lancée lundi à Kinshasa par la ministre de tutelle, avec pour objectif de moderniser ce secteur en République démocratique du Congo (RDC).
« C’est avec un réel plaisir que je prends la parole à l’occasion du lancement de cette deuxième vague de formation des cadres et agents du ministère des Affaires foncières en gestion des archives foncières. Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape dans la transformation de notre administration foncière », a déclaré O’Neige N’sele, ministre des Affaires foncières.
« Notre ambition est claire : restaurer, sécuriser, moderniser la mémoire foncière de notre pays », a-t-elle ajouté.
Selon la ministre, les archives foncières ne sont pas de simples documents administratifs, elles constituent la mémoire des droits fonciers et immunitaires. « Derrière chaque dossier, il y a un droit à protéger. Derrière chaque titre, un pas du moins à sécuriser », a martelé la ministre N’sele.
Par ailleurs, la ministre a rappelé qu’au mois d’août dernier, elle a lancé une première phase pilote à l’issue de la formation de 250 agents et cadres, chiffre constituant l’équipe de la première phase de formation sur l’archivage. Cette première équipe a été déployée dans sept circonscriptions concernant ce projet de Loi sur la modernisation de l’administration foncière.
Elle a indiqué que Les résultats obtenus sont encourageants. À ce jour, plus de 600.000 dossiers ont été identifiés, donc, après le déploiement de la première cohorte, plus de 20 000 dossiers ont déjà été reconditionnés et près de 25% numérisés.
« Ces résultats démontrent que la transformation est possible, mais ils montrent également l’ampleur du travail de la société. Qui reste à accomplir. Cette deuxième vague concerne les cadres et agents des neuf circonscriptions qui sont de la ville de Kinshasa, à savoir : Kasa-vubu, Barumbu, Matete, Kimbaseke, Lingwala, Bandalungwa, Selembao, Kintambo, et N’djili », a poursuivi la ministre.
Avec ce programme, elle a souhaité pouvoir ainsi progressivement couvrir l’ensemble des 16 circonscriptions foncières de la capitale. « Notre objectif est d’instaurer partout les mêmes exigences de rigueurs, de conservation et de traçabilité », a- t- elle indiqué.
Elle a également rappelé que la numérisation ne se limite pas au scan ; elle exige un travail préalable d’identification, de tri, d’inventaire et de sécurisation des archives physiques, appelant ainsi la volonté de tous pour construire une mémoire numérique fiable et durable pour sécuriser le patrimoine foncier national.
Ces agents et cadres seront formés par l’Institut national de l’archive du Congo (Inaco) dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec le ministère des Affaires foncières du pays.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie notamment les représentants de l’Inaco, du secrétariat des affaires foncières, l’ONU-Habitat et divers partenaires techniques.
ACP/Munk

