Agriculture : appel à faire du secteur le levier de lutte contre la déforestation

Kinshasa, 25 fév. 2026 (ACP).- Un appel a été lancé par le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, à faire du secteur, le levier de lutte contre la déforestation en République démocratique du Congo, à l’ouverture mercredi à Kinshasa, de la réunion du Comité de pilotage d’un programme d’appui, selon un communiqué consulté par l’ACP.

« J’appelle à faire de l’agriculture le principal levier de lutte contre la déforestation, en RDC », a déclaré Muhindo Nzangi, ministre d’État en charge de l’Agriculture, à l’ouverture des travaux de la 6ème réunion du Comité de pilotage du programme d’appui à la mise en valeur durable des zones de savanes et des forets dégradées (PSFD),

Le ministre Muhindo a, à cet effet, réaffirmé la détermination du gouvernement à promouvoir une agriculture modernisée et intensive, capable de concilier sécurité alimentaire, croissance économique et protection des écosystèmes forestiers.

« Aucun discours ne saurait freiner durablement la destruction des forêts si les populations ne disposent pas d’alternatives économiques viables », a-t-il fait savoir, indiquant que la dégradation forestière demeure largement liée aux pratiques agricoles extensives.

Pour inverser la tendance, a-t-il dit, le gouvernement entend miser sur l’intensification des cultures pérennes telles que le café, le cacao et le palmier à huile ; la mise en place des pépinières communautaires dans les territoires ;  l’amélioration de l’accès aux semences certifiées ainsi que la démocratisation de l’utilisation de fertilisants afin d’accroître les rendements sur les terres déjà dégradées.

Cette initiative, a-t-il soutenu, vise à encourager la réappropriation des cultures pérennes par les communautés et à réduire la pression sur les forêts naturelles.

Pour l’exercice en cours, il est prévu l’installation de grandes pépinières communautaires avec une production de 200 000 plants de café et de cacao, ainsi que 50 000 plants de palmier à huile par territoire, en vue d’encourager la réappropriation des cultures pérennes par les communautés locales et de réduire la pression sur les forêts naturelles, a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, le ministre d’État a mis en avant le modèle d’agrégateurs développé dans le cadre du PSFD, destiné à accompagner les producteurs, garantir l’écoulement des récoltes et assurer une première transformation locale.

Il a salué l’appui financier de 8 millions de dollars américains obtenu pour le programme, tout en estimant que ce montant reste insuffisant au regard des défis environnementaux et économiques du pays, avant de plaider pour une augmentation conséquente de l’enveloppe lors de la prochaine phase.

Clôturant son intervention, le ministre Muhindo a convié les participants à examiner avec rigueur les dossiers soumis afin d’assurer une mise en œuvre efficace des activités prévues.ACP/

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