Kinshasa, 24 mars 2026(ACP).- Les efforts du gouvernement sur la mise en disponibilité du frais de fonctionnement du Service national des fertilisants et intrants connexes (SENAFIC), a été salué mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo par les agents et cadres dudit service, lors d’une descente sur le terrain, a constaté l’ACP.
« Nous agents et cadres du Sénafic, nous saluons et adressons nos félicitations au gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture et la coordinatrice Miphy Kayowa pour les efforts fournis afin que nous puissions avoir les frais de fonctionnement. Après plus de 10 ans, nous étions sans frais de fonctionnement au point qu’il arrive de fois qu’il nous manque même des papiers, et nous nous posons des questions comment faire le rapport ? », a déclaré Willy Nzampasi, chef de division chargé du suivi et évaluation au Service national des fertilisants et intrants connexes (SENAFIC).
« Ça fait plus de 10 ans que le Senafic n’avait jamais été financé. Or, c’est un service technique appelé, en principe, à fonctionner et à contribuer pour remplir son mandat qui est de fournir les engrais à la population congolaise surtout aux agriculteurs », a-t-il ajouté.
M. Nzampasi a saisi l’occasion pour présenter les attentes du Sénafic en ce qui concerne le matériel technique du laboratoire UPlL qui est attendu d’Enabel.
Selon lui, ce matériel présente une importance capitale car il va servir ce laboratoire créé et financé par FAO, il y a 40 ans.
« C’est un laboratoire qui produit de l’inoculum. C’est très important pour la promotion des cultures légumineuses. Vous voyez que l’engrais minéral azoté coûte un peu cher. Or, la nature a fait qu’il y ait une famille de plantes qui capte facilement de l’azote dans le sol, plus dans l’air, à titre gracieux. Alors, ces inoculums-là permettent à ce que la culture légumineuse puisse bien se développer », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi en soutenant que ce matériel technique du laboratoire UPlL est très important car il comprend le haricot, le soja, les arachides et le niébé, pour les cultures vivrières, et aussi certaines espèces fourragères pour essayer de réduire le coût des engrais.
« La raison pour laquelle nous souhaitons que vraiment Enabel puisse fournir ce matériel. Il y a aussi l’IITA qui avait promis, mais dans un premier temps, il faudra qu’on puisse réhabiliter ce labo qui est dans un état déplorable. Or, si on ne le réhabilite pas, tout ce qu’on va installer comme matériel risque d’être abîmé », a laissé entendre le chef de division.
Il a ainsi lancé un appel pressant aux partenaires techniques et financiers pour leur appui afin de réhabiliter ce laboratoire UPlL.
L’’ingénieur Masudi Christian, chargé du bureau recherche appliquée et développement du Sénafic, a, de son côté, invité les partenaires techniques financiers pour la réhabilitation du laboratoire du Service national pour le bon fonctionnement.
«Pour la réhabilitation du labo, nous lançons vraiment un appel à nos partenaires de nous faire confiance et de nous soutenir financièrement pour la réhabilitation du laboratoire. Bientôt, c’est Enabel qui nous livre le matériel. Et après, ce sera IITA. Les uns et les autres disent que nous pouvons d’abord commencer par cet ancien labo. Voilà pourquoi, nous demandons à nos partenaires de nous appuyer pour l’opérationnalisation de ce labo”, a-t-il dit.
Ce labo produit de l’engrais biologique car il permet aux moyens biologiques et organiques du sol de rester et aussi les engrais minéraux indispensables.
Après plus de 11 ans d’attente, une avancée significative est observée au SENAFIC, sous l’impulsion de Mme Kayowa Tshamazaba Miphy, pour sa politique managériale.
Grâce à cet esprit, ce service vient d’être doté d’un lot important de fournitures de bureau, essentiel pour son bon fonctionnement. Une action concrète qui s’inscrit dans la vision du ministre de l’Agriculture et sécurité alimentaire, Mohindo Nzangi Butondo, qui se veut un service technique de l’État plus efficace et performant.
ACP/ C.L

