BIAC : les épargnants bientôt dans leurs droits   

Kinshasa, 31 octobre 2022 (ACP).- La liquidation volontaire de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo(BIAC)  est en train d’être installée  afin notamment de permettre  aux épargnants de rentrer dans leurs droits, a déclaré Me Pierre Okendembo Mulamba, avocat conseil des actionnaires de cette banque, au cours d’une conférence  de presse  dimanche dans la commune  de la Gombe. « La procédure de la liquidation volontaire a commencé par l’installation du liquidateur et de la  réhabilitation du serveur de la BIAC. Le planning de liquidation volontaire   tiendra compte aussi des créanciers sociaux et des fournisseurs de notre banque », a dit l’avocat conseil des actionnaires.

Ce dernier a  précisé  que le planning de travail de la liquidation  consiste  en l’identification des  épargnants, des créanciers sociaux et des fournisseurs de la BIAC. Ceci, conformément à  la décision de la liquidation volontaire de cette institution financière prise le 30 septembre 2022 par le Conseil d’ Etat.

Dans cette disposition  portant la signature du juge du Conseil d’Etat, Joseph Kanza Makola, le Conseil d’ Etat  stipule dans l’article 3 : « La liquidation volontaire de la BIAC SA telle que décidée par ses actionnaires devra se poursuivre jusqu’à la décision d’intervenir sur le fond ».

Le Conseil d’Etat, a poursuivi Me Okendembo, avait pris cette ordonnance dans l’affaire qui opposait les actionnaires de la  BIAC Elwy, Blatner et Jonathan Blatner à la Banque centrale du Congo (BCC). Les deux actionnaires  réclamaient l’annulation, par le Conseil d’Etat, de  la  décision de la BCC sur la liquidation forcée de la BIAC.

La BCC en sa qualité d’autorité de régulation du secteur bancaire en RDC avait saisi le tribunal  de commerce de Kinshasa/ Gombe,  en annulation des décisions de l’assemblée générale extraordinaire de la BIAC relative à la dissolution de cette banque.

Dans son ordonnance rendue publique en faveur de la BIAC,  le Conseil d’ Etat s’est fondé sur entre autres documents,  le traité du 3 août 1984 entre les  USA et la RDC qui prescrit aux Etats partie de ne pas porter atteinte notamment à la gestion, à l’exploitation et à la jouissance de l’investissement réalisé. Car, a rappelé l’avocat conseil,  les traités  et accords internationaux conclus  entre  la  RDC et d’autres Etats, ont primauté sur les lois internes. En outre, a dit Me  Okendembo, le Conseil d’ Etat a relevé, dans la justification de son ordonnance, que la Primature avait instruit la BCC sur la fin de la  liquidation forcée de la BIAC. ACP/KHM/JFM/LYS

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